Logo Facebook
#TOUTROULE, l'espace prévention et solidarité pour les professionnels de l'automobile.

Le risque d’écrasement : conséquences et moyens de prévention

Entre 23 et 33 % des accidents du travail dans le secteur automobile et métallurgie sont des accidents liés aux machines. Le risque d’écrasement fait partie du risque mécanique. ToutRoule vous informe sur les risques et les moyens de prévention pour le réduire.

L’écrasement fait partie de la famille des risques mécaniques, avec notamment les coupures, les cisaillements ou encore les chocs. Il peut survenir à la suite de l’utilisation de machines (démonte-pneus, presse hydraulique, courroies, etc.), de la mobilité des équipements (engins de manutention) ou bien du levage de charges.

La gravité des dommages causés par un accident dû à un écrasement est conditionnée par plusieurs facteurs :

  • la forme des éléments mobiles ou immobiles (éléments coupants, arêtes vives…) ;
  • la disposition des éléments qui peuvent créer ou non des zones d’écrasement ;
  • la masse et la stabilité des éléments, ainsi que la vitesse si ceux-ci sont en mouvement.

Dans les services de l’automobile, le risque d’écrasement peut arriver sur les travaux :

  • d’engrenages ;
  • de roue à chaîne ;
  • de poulie et courroie ;
  • de véhicule sur cric.

Les facteurs de risques et les moyens de prévention :

Risque écrasement - Risques et moyens de prévention

Les conséquences pour l’entreprise et les salariés

Même si certains écrasements engendrent des « petites blessures », elles doivent être traitées. En effet, non traitées, elles peuvent avoir des conséquences plus graves telles qu’une perte de motricité.

Dans les cas les plus graves, l’écrasement peut aussi entraîner l’invalidité voire davantage. Il ne faut pas sous-estimer son impact sur l’entreprise (indemnités, désorganisation des équipes, image de marque, etc.) et surtout sur les salariés (conséquences psychologiques, baisse de moral, etc.).

IRP AUTO Solidarité-Prévention vous accompagne sur ce sujet. Retrouvez toutes les actions à votre disposition en vous connectant sur votre compte.

Harcèlement sexuel au travail : l’identifier et réagir

Le harcèlement peut prendre différentes formes et est puni par la loi. Comment reconnaitre des faits de harcèlement sexuel au travail ? Que faire si vous êtes concerné ou témoin ? ToutRoule fait le point.

Le harcèlement sexuel entraîne des conséquences sur la santé physique mais aussi mentale des salariés et impactent le fonctionnement ainsi que l’image de l’entreprise. Il est donc important de le prévenir et réagir pour protéger l’ensemble des salariés.

Dans le Code du travail, il existe deux types de harcèlement sexuel :

1°) La pression grave dans le but d’obtenir un acte de nature sexuel (dit « harcèlement sexuel assimilé »)

C’est un abus d’autorité, concrétisé par des menaces sur les conditions de travail, des actes de chantage à la promotion ou au licenciement, pour obtenir des actes sexuels.

L’auteur tente d’imposer un acte de nature sexuel à une personne en contrepartie soit d’un avantage (obtention d’un emploi, d’une augmentation) soit de l’assurance qu’elle évitera une situation dommageable (licenciement, mutation dans un emploi non désiré…) : c’est le chantage sexuel.

Il peut s’agir de toute demande destinée à assouvir un fantasme d’ordre sexuel, voire à accentuer ou provoquer le désir sexuel : les demandes de caresses, de baisers, exiger d’une personne qu’elle dévoile, touche, évoque certaines parties intimes de son corps ou qu’elle prenne des positions suggestives.

2°) Les propos ou comportements à connotation sexuelle non désirés et répétés

Moins facile à identifier, cette seconde catégorie de harcèlement sexuel, aux effets tout aussi pernicieux, regroupe un ensemble de propos ou comportements qui, du fait de leur caractère répété (au moins deux, mais la loi ne fixe pas de délai minimal ou maximal entre deux agissements), insistant et non désiré, créent un climat intimidant, outrageant, ceci même sans l’expression de menaces évidentes.

Cela peut se caractériser par des propos, plaisanteries obscènes, grivoises ; propos familiers à connotation sexuelle ou sexiste (« tu m’excites », « une si jolie fille comme vous »…) ; mise en évidence de textes, images, vidéos, objets à caractère sexuel ou pornographique ; regards insistants, sifflements ; actes sexuels mimés, jeux de langue.

Victime ou témoin : qui solliciter* ?

Harcèlement sexuel : qui solliciter ?

Le saviez-vous ?

1 femme sur 40 en emploi a été confrontée au travail à une situation de harcèlement sexuel et 1 sur 100 à des « contacts imposés ». Cela concerne également 1 homme sur 80**.

IRP AUTO Solidarité-Prévention vous accompagne sur ce sujet. Retrouvez toutes les actions à votre disposition en vous connectant sur votre compte.

* Source : www.inrs.fr.

* Source : www.interieur.gouv.fr.

Angine virale ou liée à une bactérie : comment faire la différence ?

L’angine est une inflammation des amygdales d’origine infectieuse. Il existe deux types d’angine, les angines virales et les angines bactériennes. Comment les différencie-t-on ? Pourquoi est-il important de le faire ?

Chaque année en France, environ 9 millions d’angines sont diagnostiquées*.

L’angine est une maladie le plus souvent sans gravité. Elle se, se manifeste par un mal de gorge entraînant une difficulté à avaler et par de la fièvre (entre 38 °C et 39 °C). D’autres symptômes (toux, rhume, troubles digestifs, etc.) peuvent également être présents.

Il existe deux types d’angines. Les distinguer est important pour plusieurs raisons :

  • une angine virale est souvent bénigne, alors qu’une angine bactérienne peut devenir grave dans certaines circonstances ;
  • seule l’angine bactérienne nécessite un traitement antibiotique.

Le recours aux antibiotiques dans le cas d’une angine virale constitue un mésusage des antibiotiques, concourant au développement de résistances.

L’auscultation confirme le diagnostic de l’angine, mais il faut attendre le résultat du TROD** angine, pour déterminer si l’angine est d’origine virale ou bactérienne. Le TROD angine doit être pratiqué à chaque fois que le médecin suspecte une angine bactérienne. En revanche, il n’est pas pratiqué avant l’âge de 3 ans, car les angines bactériennes sont très rares chez le jeune enfant.

Le saviez-vous ?

Le pharmacien peut également réaliser ce test chez les enfants à partir de 10 ans et chez les adultes lorsque les symptômes présentés par la personne justifient de réaliser le test. En cas de résultat positif du test, le pharmacien oriente le patient vers son médecin.

Et n’oubliez-pas…

Mal de gorge rime souvent avec angine, mais attention ces douleurs peuvent aussi être un signe d’un Covid-19. Un mal de gorge, en particulier s’il est associé à d’autres signes de l’infection ou s’il persiste, doit inciter à se faire dépister rapidement.

IRP AUTO Solidarité-Prévention vous accompagne sur ce sujet. Retrouvez toutes les actions à votre disposition en vous connectant sur votre compte.

* source : ameli.fr

** Test Rapide d’Orientation Diagnostique

L’analyse d’un accident du travail

À la suite d’un accident du travail, il est important de prendre le temps de l’analyser afin d’en identifier ses causes et de mettre en place les actions correctives permettant d’éviter qu’il ne se reproduise. ToutRoule vous donne toutes les clés sur cette démarche.

Pourquoi analyser un accident du travail ?

L’analyse d’un accident du travail est un incontournables de la prévention de la démarche de prévention bien qu’elle ait lieu a posteriori. Elle permet de comprendre ce qu’il s’est passé, d’identifier les causes de l’évènement et de mettre en place des mesures de prévention pertinentes pour éviter qu’un accident du travail similaire ne se reproduise.

Qui est chargé d’analyser les accidents ?

À la suite d’un accident du travail, un groupe d’analyse doit être constitué. Ses missions :

  • recueillir toutes les informations liées à l’accident ;
  • identifier ses causes ;
  • proposer des actions correctives, destinées à éviter que l’accident ne se reproduise.

Le groupe doit comprendre au minimum deux personnes. Il s’agit en effet d’imaginer collectivement les solutions adéquates à mettre en œuvre. Pour cela, il doit être constitué :

  • Le manager du service dans lequel travaille la victime ;
  • La victime si elle peut se déplacer ;
  • Le préventeur ;
  • Les élus du personnel ou membres du CSE ;
  • La médecine du travail

Comment analyser un accident ?

Il existe différentes méthodes d’analyse, la plus utilisée étant la méthode de l’Arbre des Causes qui a pour objectif de représenter sous forme d’un schéma l’enchaînement des faits qui ont conduit à l’accident.

Sous quel(s) délais doit se faire l’analyse ?

Afin d’être sûr d’être le plus exhaustif possible, il est conseillé de recueillir les témoignages le plus rapidement possible après l’accident et pouvoir reconstituer les faits de l’accident le plus précisément.

Selon les circonstances et la gravité de l’accident, l’analyse des causes peut se faire soit directement après l’accident, soit « à froid ».

En tant que témoin de l’accident, vous serez sollicités pour partager les faits dont vous avez été témoin. Votre participation est importante afin de pouvoir remonter aux causes de l’accident et de mettre en place les actions correctives adaptées pour éviter que celui-ci ne se reproduise.

Les perturbateurs endocriniens

On entend de plus en plus parler des perturbateurs endocriniens. Souvent invisibles, ils font pourtant partie de notre quotidien. Où peut-on les retrouver ? Comment s’en protéger ? ToutRoule fait le point !

Les perturbateurs endocriniens sont des substances ou mélanges de substances qui perturbent le système hormonal et induisent des effets nocifs sur la santé. Ils sont présents dans notre environnement et dans de nombreux produits de notre quotidien, à la maison comme au travail.

Les perturbateurs endocriniens peuvent provoquer :

  • des troubles de la croissance ;
  • des troubles du développement sexuel ou de la reproduction ;
  • des troubles neurologiques et de l’immunité ;
  • des maladies métaboliques comme le diabète ;
  • certains cancers.

Ces substances peuvent se retrouver :

1°) À la maison, dans :

  • les produits ménagers ;
  • les produits cosmétiques et pharmaceutiques (mousses à raser, médicaments, parfums, shampooings, crèmes, etc.) ;
  • les produits alimentaires (céréales et végétaux contenant des résidus de pesticides, denrées alimentaires contaminées par des emballages en plastique, en papier ou en carton, etc.) ;
  • les ustensiles de cuisine.

2°) Au travail, dans :

  • les produits contenant des solvants (peinture, vernis, colle) ;
  • les dégraissants, détergents et huiles lubrifiantes ;
  • des matériaux ou composants présents dans les automobiles (optiques de phares, fluides de freinage, etc.) ;
  • l’air, par inhalation de certains produits chimiques ;
  • les fils et câbles électriques.

L’identification et l’évaluation des perturbateurs endocriniens restent complexes. Cela s’explique par la multiplicité des sources d’exposition et par le caractère infime de la quantité nocive intégrée par le corps humain, que ce soit par inhalation (fumées, vapeurs), ingestion ou contact cutané. Néanmoins, des réflexes peuvent être adoptés.

IRP AUTO Solidarité-Prévention vous accompagne sur ce sujet. Retrouvez toutes les actions à votre disposition en vous connectant sur votre compte.

Travail en horaires décalés comment rester attentif au travail ?

Le temps total de sommeil est raccourci chez les travailleurs de nuit. L’amputation est de 1 h à 2 h par 24 h, parfois davantage, ce qui aboutit avec le temps à une dette chronique de sommeil. Cela n’est pas irréversible ! ToutRoule fait le point sur les bonnes pratiques pour rester attentif au travail !

Le travail de nuit peut avoir des effets sur la capacité à travailler. Le plus connu est la somnolence qui diminue fortement la vigilance. Cela peut également être : des difficultés d’attention, qui peuvent entraîner la non-perception de certaines informations, des trous de mémoire, qui peuvent entraîner des erreurs ou des oublis, le ralentissement des réactions et réflexes, qui peut entraîner des accidents.

Il existe des astuces pour prévenir les risques au travail :

1°) Partager les informations avec son équipe

Pour transmettre des informations de manière efficace on peut :

  • Se parler : transmission orale en prise et fin de poste avec l’autre équipe
  • S’écrire : remplir un cahier/note de transmission
  • Mettre en évidence : se mettre d’accord sur une façon de ranger ou de laisser en évidence des éléments pour le collègue suivant.

2°) Porter ses Équipements de protection individuelle (EPI) et respecter les consignes de sécurité

Le travail de nuit peut avoir un impact sur les réflexes et l’attention : vos EPI vous protègent en cas d’accident.

La nuit, vous êtes souvent seul : signalez tout équipement abîmé ou défectueux.

Le respect des consignes et procédures est d’autant plus important la nuit pour prévenir les risques.

3°) S’organiser

Pour réaliser un travail de qualité et en toute sécurité la nuit, il est nécessaire d’organiser son poste en fonction de sa fatigue et des différentes tâches à faire :

En début de nuit : réaliser les tâches les plus risquées ou demandant le plus d’attention, car la vigilance et les réflexes sont les meilleurs. Exemple : réaliser une des deux rondes prévues.

Entre 2 h et 5 h : c’est la période où le risque de somnolence est le plus fort. Il peut être utile de faire les tâches les plus actives afin de maintenir l’éveil et de rompre la monotonie ou des étirements pour limiter le risque d’endormissement.

Voici un exemple d’exercice d’étirement :

  • Debout, les bras le long du corps
  • Inspirer en levant les bras au-dessus de sa tête, le plus haut possible
  • Monter sur ses pointes de pied en se grandissant le plus possible
  • Maintenir la position 10 secondes, puis relâcher en expirant
  • Laisser pendre ses bras et mains quelques instants, sans forcer
  • Répéter l’exercice 4 fois de suite

IRP AUTO Solidarité-Prévention vous accompagne sur ce sujet. Retrouvez toutes les actions à votre disposition en vous connectant sur votre compte.

Prévenir les risques liés au gaz d’échappement

Dans le secteur des services de l’automobile, l’importance de l’aération de l’environnement de travail permet de prévenir les risques liés aux gaz d’échappement et de garantir la sécurité et la santé des travailleurs. Quels sont les dangers des gaz d’échappement ? Quelles actions les salariés doivent connaître ? Quelles sont les mesures de prévention existantes et/ou obligatoires ? ToutRoule vous dit tout !

Les dangers des gaz d’échappement

Les gaz d’échappement émis par les véhicules contiennent une variété de substances nocives, dont le monoxyde de carbone (CO), les oxydes d’azote (NOx), les hydrocarbures, les particules fines, et bien d’autres. L’exposition à ces gaz peut avoir des effets néfastes sur la santé des travailleurs. Les risques incluent des problèmes respiratoires, des troubles neurologiques, des maladies cardiovasculaires, voire de cancer dans le cas de certaines substances. Il est donc essentiel de prendre des mesures pour minimiser l’exposition aux gaz d’échappement.

Les actions que les salariés doivent connaître

Les salariés de la Branche ont un rôle crucial à jouer dans la réduction des risques liés aux gaz d’échappement. Voici les mesures essentielles à prendre en compte :

  • Sensibilisation : Les employés doivent être informés des risques liés aux gaz d’échappement, des symptômes d’exposition et des mesures de prévention à adopter.
  • Aération : Il est impératif de maintenir une aération adéquate dans les zones de travail. Une bonne circulation de l’air contribue à diluer les gaz d’échappement, réduisant ainsi l’exposition.
  • Équipement de protection individuelle (EPI) : Les travailleurs exposés de manière significative aux gaz d’échappement doivent utiliser les EPI appropriés, tels que des masques respiratoires, des gants, et des lunettes de protection.
  • Respect des consignes de sécurité : Les employeurs doivent établir des procédures de sécurité spécifiques pour minimiser l’exposition. Cela peut inclure des protocoles pour l’entretien des véhicules, le contrôle des émissions et l’utilisation de dispositif de protection collective comme l’extracteur de gaz d’échappement par exemple.

Mesures organisationnelles et techniques existantes

Plusieurs mesures de prévention sont disponibles pour réduire les risques associés aux gaz d’échappement :

  • Systèmes de ventilation : Il est primordial d’installer des systèmes de ventilation efficaces dans les ateliers et les zones de travail. Ils contribuent à évacuer les gaz d’échappement et à maintenir un environnement de travail sûr.
  • Technologies propres : Encourager l’utilisation de véhicules dotés de technologies de réduction des émissions, comme les véhicules électriques, hybrides, ou ceux conformes aux normes environnementales les plus strictes.
  • Entretien préventif : L’entretien régulier des véhicules de l’entreprise est essentiel pour minimiser les émissions de gaz d’échappement. Cela comprend la vérification des systèmes d’échappement et le remplacement de filtres et de catalyseurs.
  • Rotation des tâches : Si cela est possible, envisager de faire tourner les tâches des employés pour réduire leur exposition continue aux gaz d’échappement.

En conclusion, la gestion efficace des gaz d’échappement repose sur la sensibilisation des salariés et la mise en œuvre de mesures de prévention techniques appropriées. Les salariés ont un rôle crucial à jouer en adoptant des comportements sécuritaires et en respectant les consignes de sécurité. Cela garantit un environnement de travail plus sûr, protégeant ainsi la santé des travailleurs et renforçant la performance globale de l’entreprise.

Le dispositif de pénibilité au travail

Le secteur des services de l’automobile regroupe de nombreux postes qui engendrent de la pénibilité au travail, comme par exemple, dans les ateliers où les tâches manuelles sont importantes et contraignantes. En quoi consiste le dispositif de pénibilité au travail et quelles sont ses évolutions ? ToutRoule fait le point.

Facteurs de pénibilité dans le secteur de l’automobile :

Le dispositif de pénibilité concerne les expositions des travailleurs à un ou plusieurs facteurs de risques professionnels liés à des contraintes physiques marquées, un environnement physique agressif ou à certains rythmes de travail. Les travailleurs sont donc exposés lors des différentes manutentions manuelles, travail cadencés élevés, travail dans le bruit , travail en position debout prolongée entrainant des troubles musculo-squelettiques, travail de montage de véhicule à moteur ou assemblement de pièces…

Depuis le 1er septembre 2023, le dispositif du compte professionnel de prévention (C2P) évolue afin de faciliter son recours pour le salarié :

  • Bruit : 600h/an à au moins 81 dB ou 120 x /an à 135dBC
  • Travail de nuit : sous condition 100 nuits par an à minima (à la place de 120)
  • Travail en équipes successives alternantes : 3×8 ou 2×12 : 30 nuit/an (à la place de 50)
  • Travail répétitif : mouvements répétés sollicitant tout ou une partie du membre supérieur, à une fréquence élevée et sous cadence contrainte : 900h/ an
  • Le nombre de points acquis par un salarié sur le C2P est désormais égal à 4 multiplié par le nombre de facteurs de risques professionnels auxquels il est exposé (auparavant plafonné à 8 lorsque le salarié était exposé à plusieurs facteurs de risques)
  • 1 point de C2P permet désormais au salarié d’alimenter son compte personnel de formation de 500 € (contre 375€, avant le 1er septembre 2023)
  • 10 points de C2P permettent de bénéficier d’un passage à mi-temps avec maintien de salaire sur 4 mois (au lieu de 3 mois auparavant)
  • Fin du plafonnement du nombre total de points inscrits sur le C2P (avant il ne pouvait excéder 100 points au cours de la carrière professionnelle du salarié)

Et une autre nouveauté :

Création du Fonds dans la prévention de l’usure professionnelle (FIPU)

Pour renforcer la prévention face aux facteurs de risques professionnels que sont : les vibrations techniques, les postures pénibles et le port de lourdes charges, le Fonds dans la prévention de l’usure professionnelle a été créé, son but est de contribuer à la préservation de la santé au travail des salariés.

Ce fonds, doté d’un milliard d’euros sur 5 ans éligible aux programmes de prévention de la Caisse nationale de l’assurance maladie, qui va participer au financement par les employeurs d’actions :

  • de sensibilisation et de prévention destinée aux salariés ;
  • de formation (sont concernées les formations éligibles au compte personnel de formation) ;
  • de reconversion et de prévention de la désinsertion professionnelle pour les salariés « particulièrement exposés » aux facteurs de risques professionnels.

Cette revalorisation des facteurs de pénibilité permet de proposer des mesures de prévention adaptées afin de prévenir et protéger une plus large population.

Maladies chroniques : peut-on les prévenir ?

Hypertension, diabète, maladies cardiovasculaires, asthme… selon le ministère de la Santé et de la Prévention, 19 millions de personnes seraient atteintes de maladies chroniques en France. Comment identifier ces maladies ? Peut-on prévenir leur apparition ? ToutRoule fait le point.

Les maladies chroniques sont des maladies de longue durée (six mois ou plus), à l’évolution généralement lente, qui ont un retentissement sur la vie quotidienne et nécessitent une prise en charge à long terme. Parmi les plus fréquentes, citons :

  • les maladies cardiovasculaires ;
  • l’hypertension ;
  • les accidents vasculaires cérébraux ;
  • le cancer ;
  • le diabète ;
  • les maux de dos ;
  • l’asthme ;
  • la dépression chronique.

Vivre avec une maladie chronique implique des conséquences parfois lourdes au quotidien : prise de médicament à vie, incapacité à conserver son emploi ou à suivre une formation, limitation de certaines activités physiques, dépendance à un appareil médical, etc. Des situations difficiles à vivre pour les personnes atteintes, d’autant plus que la pose du diagnostic peut parfois être longue.

Si l’on ne peut malheureusement pas prévenir toutes les maladies chroniques, adopter une bonne hygiène de vie apparaît clairement comme un moyen de préserver sa santé :

Moyens de prévention maladies chroniques

Vous êtes atteint d’une maladie chronique ?

Pour toute question juridique ou sociale liée à la santé, vous pouvez contacter Santé Info Droits au 01 53 62 40 30.

Vous souhaitez en savoir plus ? Retrouvez notre Chronique Préventions sur le sujet ICI.

Adapter sa conduite en hiver

En hiver, les températures négatives, la neige, le risque de verglas, etc. rendent les routes difficilement praticables et particulièrement dangereuses. Pour éviter tout accident ou rester bloqué sur un axe, ToutRoule vous partage ses conseils afin d’être bien préparé.

1°) Avant de prendre la route :

Il est indispensable de bien s’informer sur les conditions de trafic sur https://www.bison-fute.gouv.fr/ et sur les conditions météorologiques sur https://meteofrance.com/ avant vous déplacer.

Lorsque les balais d’essuie-glaces sont en mauvais état, ils rendent difficile le nettoyage du pare-brise et réduisent la visibilité. N’hésitez pas à mettre du liquide lave-glace spécial hiver qui résistera au gel.

Pensez à vérifier l’état d’usure et à contrôler la pression de vos pneus. En hiver, les pneus perdent en pression. Gonflez-les si besoin. Enfin, pensez à vérifier la profondeur des rainures des pneus. Il ne doit pas descendre en dessous de 4 mm pour des pneus hiver.

Lorsque la température descend en dessous de 7°C, il est important de remplacer ses pneus par des pneus neige qui permettent d’avoir une meilleure adhérence sur une route enneigée.

2°) Sur la route :

  • Observer pour bien voir et être vus

Regarder loin devant et non pas au niveau du capot de la voiture pour anticiper les dangers potentiels.

En hiver, la luminosité est globalement plus faible et la perception de l’environnement plus difficile. Si la visibilité est inférieure à 50 mètres, la vitesse ne doit pas excéder 50 km/h, quel que soit l’état de la chaussée. Il convient également d’allumer les feux de croisement dès que la luminosité est insuffisante pour être bien vu par les autres usagers.

  • Adopter une conduite souple

Prenez votre temps pour conduire et évitez de faire des mouvements brusques. Abstenez-vous de faire des dépassements intempestifs, d’accélérer de manière précipitée ou d’effectuer des freinages brusques. Souvent les dérapages ont lieu lorsque les automobilistes roulent trop vite.

  • Allonger les distances de sécurité

Pour rappel, à 50 km/h sur route sèche, il faut 28 mètres pour arrêter son véhicule. En cas de faible visibilité, il faut maintenir une distance de 50 mètres entre deux voitures pour réduire le risque de perte de contrôle du véhicule.

Adapter sa conduite en hiver

Bon à savoir :

Si vous roulez avec des chaînes, sachez qu’elles modifient la conduite. Il est conseillé de réduire fortement sa vitesse et de ne pas dépasser 50 km/h

IRP AUTO Solidarité-Prévention vous accompagne sur ce sujet. Retrouvez toutes les actions à votre disposition en vous connectant sur votre compte.

Fatigue hivernale : comment l’éviter ?

Froid, manque de lumière, infections à répétition… pas de doute : l’hiver est bien là ! Voici nos conseils pour prévenir la fatigue hivernale, qui entraîne aussi bien une fatigue physique que nerveuse, afin d’affronter cette période et rester en forme.

Les jours qui raccourcissent et le manque de lumière hivernal agissent directement sur notre horloge biologique ou circadienne. Cette dernière, située dans une petite partie du cerveau, régit un grand nombre de fonctions de l’organisme agissant sur le métabolisme, l’humeur, l’appétit, le sommeil

Voici nos conseils pour garder la forme :

1°) L’alimentation

Pendant cette période, nous avons envie de plats chauds et c’est l’idéal car un plat équilibré consommé chaud réchauffera le corps et permettra une digestion qui demandera moins d’efforts et donc moins d’énergie.

Les légumes de saison comme la courge, la citrouille, le potimarron, etc. sont de réels atouts. La famille des choux est aussi très intéressante pour booster le système immunitaire.

Pour les fruits, privilégiez ceux riches en vitamine C comme les kiwis ou les agrumes, et n’hésitez pas à consommer du brocoli et du persil qui eux aussi permettent le plein de vitamine C.

En hiver, les carences en vitamine D sont fréquentes, puisque cette dernière est synthétisée grâce au soleil. Pour trouver de la vitamine D, tournez-vous vers : le saumon, le chocolat, le jaune d’œuf ou l’huile de foie de morue.

2°) L’hygiène de vie

Après l’alimentation, le combo gagnant de la forme en hiver se compose de la pratique d’une activité physique régulière et d’un sommeil réparateur !

Le sport est un anti-stress indéniable et grâce à la sécrétion de dopamine, on retrouve énergie et enthousiasme à la fin d’une séance d’activité physique. De plus, le sport stimule les défenses immunitaires et la résistance de l’organisme aux variations de température extérieure. Si le temps le permet, pratiquez une marche au grand air pour bénéficier de la lumière naturelle extérieure (10 minutes d’exposition quotidienne des bras ou des jambes au soleil suffisent à synthétiser la bonne quantité de vitamine D, qui joue un rôle majeur dans la croissance et la minéralisation des os).

Pour avoir un sommeil récupérateur, il est important d’avoir des horaires réguliers de coucher et de lever et ce même le week-end ! Pour favoriser l’endormissement, évitez les repas trop copieux et les sources de lumière (télévision, ordinateurs, tablettes, etc.) avant le coucher.

Si vous avez du mal à vous réveiller le matin, réglez votre réveil 15 minutes avant l’heure et prenez le temps d’émerger. Il est également conseillé, si vous pouvez, de faire une sieste de 20 minutes en milieu de journée pour recharger ses batteries !

3°) Assainir son intérieur

En hiver, on passe plus de temps chez soi qu’en été… Alors, pour éviter que les microbes et autres toxiques envahissent l’intérieur, il est important d’aérer tous les jours au moins 10 minutes pour renouveler l’air.

Il ne faut pas surchauffer les pièces, notamment les chambres. Au-dessus de 19 degrés, le temps d’endormissement peut être allongé et l’air sera plus sec, ce qui peut entrainer un dessèchement des muqueuses du nez, de la gorge, des yeux mais aussi de la peau.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter notre Chronique Prévention sur le sujet ICI

Qu’est-ce qu’un posturologue ?

La posturologie, aussi appelée posturographie, est une méthode de diagnostic qui consiste à traiter certains troubles grâce au rétablissement normal de l’équilibre postural. Quelles pathologies sont traitées et qui sont les spécialistes de cette discipline ? ToutRoule fait le point.

Nous sommes tous asymétriques, résultat de notre constitution, de nos habitudes, de notre mode de vie. Certains compensent cette situation et ne présentent pas de trouble. Il n’en est pas de même pour d’autres… En effet, certaines circonstances peuvent faire décompenser le système postural :

  • mauvaises postures prolongées et répétées (des conditions de travail) ;
  • traumatismes ;
  • séquelles de certaines chirurgies ;
  • l’asynchronisme des capteurs posturaux, comme par exemple une asymétrie mandibulaire ou visuelle ou encore une asymétrie des appuis plantaire vont générer un déséquilibre postural responsable de son cortège de pathologies.

Les principaux symptômes pouvant être associés à un déséquilibre postural :

  • maux de tête ;
  • tensions dans le dos ou les mâchoires ;
  • douleurs dans la colonne vertébrale ;
  • douleurs articulaires ;
  • troubles visuels ;
  • vertiges ;
  • sensations de déséquilibre, voire de chute (notamment chez la personne âgée) ;
  • déficit de la concentration, de la coordination, comme des maladresses ou manque de précision avec souvent baisse des performances sportives ;
  • ou encore fatigue, sensation de manque d’énergie.

Où trouver un médecin posturologue ?

Avant de consulter un posturologue, il est bien évidemment indispensable de consulter son médecin traitant auparavant pour s’assurer qu’aucune maladie n’est en cause dans les douleurs ressenties.

La posturologie intervient dans plusieurs domaines et peut être pratiquée par de nombreux spécialistes, comme des podologues, médecins du sport, dentistes, ophtalmologues, orthoptistes, orthophonistes, kinésithérapeutes, ostéopathes, préparateurs physiques, oto-rhino-laryngologistes (ORL), neurologues, etc.

Déroulement d’une séance

En premier lieu, le professionnel de santé va effectuer un bilan postural de son patient. Celui-ci va être réalisé à l’aide de plusieurs appareils servant à évaluer la posture. Le plus utilisé est la plate-forme de stabilométrie, qui évalue l’équilibre de l’individu, en position statique. L’appareil mesure ainsi l’oscillation continuelle du corps. Au cours de l’examen, le praticien invite son patient à modifier différents paramètres afin d’évaluer leurs effets sur la posture. Par exemple, fermer les yeux ou répartir son poids tour à tour sur chaque pied, sur les talons ou sur les orteils. Le praticien pourra aussi glisser une mousse qui « anesthésie » les sensations sous les pieds ou inviter son patient à mordre dans une prothèse d’occlusion des dents. Une fois le test terminé, le praticien compare les résultats à des normes statistiques.