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#TOUTROULE, l'espace prévention et solidarité pour les professionnels de l'automobile.

Aidants : et vous, qui prend soin de vous ?

En France, entre 8 et 10 millions de personnes accompagnent au quotidien un proche malade, dépendant ou en situation de handicap. Un engagement souvent invisible, rarement reconnu et qui finit par peser lourd sur la santé de ceux qui donnent sans compter.

L’aidant oublié : soi-même

Quand on s’occupe d’un proche, on apprend vite à faire passer ses propres besoins au second plan. On reporte le rendez-vous médical, on rogne sur le sommeil… Or selon un rapport de la Caisse nationale de solidarité et de l’autonomie (CNSA), les conséquences sur la santé des aidants sont réelles et mesurables : 48 % déclarent souffrir d’une maladie chronique, 29 % se disent anxieux ou stressés, 25 % ressentent une fatigue physique ou morale persistante.

Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes et qui concernent aussi les salariés des services de l’automobile, où la charge physique du travail laisse peu de marge pour absorber une fatigue supplémentaire.

Ce que l’aidance fait à la santé

Le corps envoie des signaux : troubles du sommeil, irritabilité, sentiment d’isolement, perte d’appétit… Ces symptômes sont souvent banalisés ou attribués à autre chose. Pourtant, ils traduisent un épuisement réel qui, sans attention, peut mener au burn-out de l’aidant.

Prendre soin de sa santé, ce n’est pas abandonner son proche mais c’est la condition pour pouvoir continuer à l’accompagner durablement.

Des ressources concrètes pour ne pas rester seul

IRP AUTO propose plusieurs dispositifs pensés pour les aidants salariés de la branche :

  • Une formation gratuite en ligne pour mieux comprendre son rôle d’aidant et son impact sur sa propre santé, à suivre à son rythme.
  • Des webconférences et une ligne d’écoute, en partenariat avec Agirc-Arrco, pour échanger et trouver des conseils adaptés à sa situation.
  • Des solutions de répit pour souffler, se ressourcer et préserver son équilibre.

Parce qu’accompagner un proche ne doit pas se faire au détriment de votre propre santé, nos équipes sont à votre écoute. Rendez-vous sur votre Espace Aides et Avantages ou contactez nous directement au 097 100 1000.

UV : savez-vous vraiment protéger votre peau ?

Le soleil est source de bien-être mais une exposition non protégée n’est pas sans conséquences pour la peau. Entre le choix de la crème, l’application et le renouvellement, plusieurs paramètres entrent en jeu. On fait le point sur les bons réflexes à adopter pour profiter de l’été en toute sérénité.

Coup de soleil, vieillissement cutané prématuré, risque accru de mélanome : les conséquences d’une exposition non protégée sont bien réelles. Voici comment les éviter.

Choisir le bon indice

Pour une exposition estivale classique, un SPF* 30 est le minimum recommandé pour les peaux mates ou légèrement hâlées. Pour les peaux claires, les enfants et les fortes expositions (plage, montagne, activités extérieures prolongées), optez pour un SPF 50 ou 50+. Et vérifiez que la crème protège aussi bien des UVA (responsable du vieillissement cutané et des mélanomes) que des UVB (responsable des coups de soleil), cherchez la mention « large spectre » ou le logo UVA encerclé.

Bien l’appliquer : les 5 étapes

  1. Appliquez votre protection 20 à 30 minutes avant l’exposition.
  2. Utilisez une quantité généreuse : une noisette pour le visage et l’équivalent de six cuillères à café  pour couvrir l’ensemble du corps.
  3. Pensez aux zones oubliées : oreilles, nuque, dos des mains, lèvres, dessus des pieds.
  4. Renouvelez l’application toutes les deux heures, et après chaque baignade ou forte transpiration.
  5. Ne comptez pas sur un fond de teint ou une BB crème avec SPF comme unique protection : la quantité appliquée est rarement suffisante.

Astuce pratique : gardez un tube à portée de main, dans votre voiture ou votre sac… Une protection accessible est une protection utilisée.

Et après l’été ?

Les UVA sont présents toute l’année, par temps nuageux, et même derrière une vitre. Un soin visage quotidien avec SPF 15 à 30 suffit hors période estivale mais fait une vraie différence sur le long terme, notamment contre le vieillissement cutané prématuré.

IRP AUTO vous accompagne au quotidien, que ce soit sur les sujets de santé ou les risques professionnels. Retrouvez toutes les actions à votre disposition en vous connectant sur votre Espace Solidarité-Prévention.

*Sun Protection Factor ou Facteur de Protection Solaire


La trousse de secours : le réflexe vacances

La trousse de secours : l’accessoire de vacances le plus sous-estimé de l’été ! On l’emporte sans y penser, on l’ouvre en urgence sans vraiment savoir ce qu’elle contient. Et c’est souvent là que les ennuis commencent.

Les essentiels à toujours avoir

Mer, montagne, camping ou road-trip : quelle que soit votre destination, certains incontournables ne changent pas et doivent toujours se trouver dans votre trousse, tels que :

  • Des pansements et compresses stériles pour protéger les plaies ;
  • De l’antiseptique non coloré (chlorhexidine ou équivalent) pour désinfecter sans masquer l’état d’une blessure ;
  • Des gants à usage unique avant tout soin ;
  • Du paracétamol contre la douleur et la fièvre ;
  • Une couverture de survie, compacte et légère ;
  • Des ciseaux et pince à épiler ;
  • Un tire-tique et un aspivenin, pour réagir immédiatement en cas de piqûre ou de morsure.

Un détail souvent oublié : vérifiez les dates de péremption avant de partir, même les pansements ont une date limite. Une trousse non contrôlée depuis deux ans peut être entièrement inutilisable et inefficace le jour où vous en avez vraiment besoin.

Adaptez selon votre destination

Une trousse pour un séjour à la montagne n’est pas la même que pour une semaine à la mer ou un voyage à l’étranger. Quelques ajouts ciblés suffisent à être paré pour la grande majorité des situations.

  • À la mer : ajoutez des pansements waterproof, une crème apaisante pour les coups de soleil et de quoi retirer une épine d’oursin (pince fine, antiseptique). Un classique de l’été qui fait souvent défaut.
  • À la montagne : anticipez les ampoules avec des bandes de prévention, et les entorses avec une bande élastique de contention. En randonnée, une poche de froid instantané peut aussi rendre de grands services.
  • À l’étranger : consultez votre médecin avant le départ (certaines destinations nécessitent des traitements spécifiques). Emportez une ordonnance pour vos médicaments habituels, traduite si nécessaire.

Au fond, préparer sa trousse de secours, c’est le geste préventif le plus simple et le plus souvent oublié avant de partir en vacances. Alors avez-vous pensé à vérifier la vôtre ?

IRP AUTO vous accompagne au quotidien, que ce soit sur les sujets de santé ou les risques professionnels. Retrouvez toutes les actions à votre disposition en vous connectant sur votre Espace Solidarité-Prévention.

Danger en milieu aquatique : le risque invisible mais réel

Et si un banal produit pouvait polluer durablement une rivière ou menacer la faune aquatique ? Dans certains environnements professionnels, des substances dangereuses pour le milieu aquatique sont manipulées quotidiennement sans toujours en mesurer les conséquences. Un pictogramme identifie pourtant ce risque majeur.

Le pictogramme « Dangereux pour l’environnement aquatique » signale qu’une substance présente un risque de toxicité aiguë ou chronique pour les organismes aquatiques, notamment les poissons, crustacés, algues et autres écosystème aquatique.

Son rôle ? Alerter sur le risque de contamination des eaux de surfaces ou souterraines, avec des effets pouvant persister longtemps dans l’environnement, même à des concentrations très faibles.

Contrairement à d’autres risques chimiques, le danger aquatique reste souvent invisible : pas de fumée, pas d’explosion mais des effets durables sur les écosystèmes. Dans le secteur des services de l’automobile, le diesel ou certains diluants de peinture portent ce pictogramme. Un déversement accidentel dans une bouche d’égout, un caniveau ou un cours d’eau à proximité peut provoquer une pollution grave.

L’erreur la plus fréquente ? Considérer qu’un petit déversement est sans conséquence. Or, même une faible quantité de certains produits suffit à perturber un milieu aquatique. Cette banalisation conduit à des comportements risqués : rincer du matériel contaminé à l’eau, laisser s’écouler des effluents sans traitement ou négliger le confinement des zones de stockages.

Pour limiter les risques, quelques réflexes s’imposent :

  • lisez systématiquement l’étiquette et la fiche de données de sécurité (FDS) ;
  • stockez les produits sur des rétentions adaptées et refermez les contenants après usages ;
  • ne déversez jamais de produits chimiques dans les canalisations, même dilués ;
  • portez les EPI appropriés (gants, lunettes…) et gérez les déchets liquides selon les procédures en vigueur ;
  • suivez la procédure de déversement accidentel mise en place par votre entreprise et utilisez un kit antipollution ;
  • en cas de déversement accidentel, utilisez les absorbants disponibles et signalez immédiatement l’incident.

En adoptant ces réflexes au quotidien, vous réduisez durablement l’impact environnemental de votre activité et contribuez à préserver la qualité des eaux et des écosystèmes aquatiques.

IRP AUTO vous accompagne dans la prévention du risque chimique. Retrouvez l’ensemble des ressources disponibles sur votre Espace Solidarité-Prévention, dont le guide « Risque chimique » pour mieux comprendre les enjeux et adopter les bons réflexes.

Même trajet, même danger ?

On associe souvent les accidents de la route à la vitesse, à l’alcool ou aux longs trajets. Pourtant, l’inattention figure parmi les facteurs régulièrement retrouvés dans les accidents mortels. Un rappel que même sur un parcours familier, la vigilance ne doit jamais être considérée comme acquise.

Le trajet domicile-travail ou les dépannages font partie du quotidien de nombreux professionnels. À force de les emprunter jour après jour, il devient facile de conduire davantage par habitude que par attention.

Le piège du trajet connu

Notre cerveau aime les habitudes. Elles lui permettent de gagner du temps et d’économiser de l’énergie. Après de nombreux trajets identiques, certains gestes deviennent automatiques : on observe moins son environnement et on anticipe davantage. Pourtant, la route reste imprévisible, un véhicule immobilisé, un cycliste peu visible ou des travaux récents peuvent rapidement modifier une situation que l’on croyait maîtrisée.

Plus un trajet nous semble familier, plus nous risquons de nous reposer sur nos automatismes.

Faire de la vigilance une habitude

Heureusement, quelques ajustements suffisent à réactiver une attention assoupie :

  • Prenez quelques secondes avant de partir pour vous concentrer sur votre trajet et les conditions de circulation du jour.
  • Gardez un regard actif en observant régulièrement ce qui se passe autour de vous et en portant votre regard loin devant.
  • Restez attentif aux changements de circulation, de météo ou d’environnement, même sur un itinéraire familier.
  • Limitez les distractions : téléphone, GPS ou toute autre activité qui détourne votre attention.
  • En cas de fatigue ressentie, une courte pause suffit souvent à repartir dans de meilleures conditions.

La sécurité routière ne se joue pas uniquement sur les routes inconnues. Elle se joue aussi et surtout sur celles qu’on croit maîtriser.

IRP AUTO vous accompagne dans la prévention du risque routier. Retrouvez toutes les actions et ressources à votre disposition en vous connectant sur votre Espace Solidarité-Prévention.

Handicap : et si demain, vous étiez concerné ?

Et si demain, un accident ou une maladie changeait votre façon de travailler ? La question peut sembler brutale. Pourtant, dans les métiers des services de l’automobile, où le corps est sollicité au quotidien, elle mérite d’être posée.

Le handicap est rarement une condition de naissance. Dans la grande majorité des cas, il survient au cours de la vie. Pourtant, beaucoup de salariés ignorent qu’il existe des dispositifs concrets pour continuer de travailler  dans de bonnes conditions, même quand la situation change.

Des dispositifs sont là pour vous soutenir :

  • La RQTH* : elle permet d’accéder à des aménagements de postes, des formations adaptées et un accompagnement personnalisé. La demande se fait auprès de la MDPH** de votre département, sur dossier médical. Bon à savoir : dans la Branche, un jour d’absence rémunéré est prévu pour déposer ou renouveler votre dossier sans impact sur vos congés habituels.
  • Les aménagements de poste : si la situation le demande, le médecin du travail évalue vos capacités et préconise les adaptations nécessaires, en lien avec votre employeur. Le référent handicap de votre entreprise peut également vous accompagner dans cette démarche et faire le lien entre les différents acteurs. Concrètement, cela peut prendre la forme d’un outil ergonomique, d’un réglage de hauteur, d’une réorganisation des tâches ou d’une réduction du port de charges.
  • Les aides financières : des organismes comme l’Agefiph, Cap emploi ou le SAMETH peuvent également intervenir selon votre situation, en proposant un accompagnement personnalisé et dans certains cas des aides financières.

Si une situation de handicap ou une difficulté de mobilité impacte votre travail, ne restez pas seul. IRP AUTO peut vous accompagner dans vos démarches, participer au financement d’équipements adaptés ou vous orienter vers des solutions personnalisées pour sécuriser votre parcours professionnels.

*Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé

** maison départementale des personnes handicapées

Déconnexion : et si vous appreniez vraiment à décrocher ?

Vous êtes officiellement en congés mais vous continuez à jeter un œil à votre téléphone ? Pour beaucoup de professionnels, la frontière entre travail et vacances reste floue. Stress, fatigue mentale, tensions accumulées… Et si cet été, vous appreniez vraiment à décrocher ?

Tout d’abord, qu’est-ce que les RPS ?

Les risques psychosociaux ou RPS, regroupent toutes les situations de travail qui peuvent peser sur le mental : surcharge, manque de reconnaissance, relations tendues, pression des délais ou encore sentiment de ne plus maîtriser son activité. Dans les garages, les concessions ou les ateliers automobiles, ces situations sont bien réelles.

Et lorsque cette pression s’installe dans la durée, les congés ne suffisent pas toujours à récupérer immédiatement. L’été devient alors parfois un révélateur plutôt qu’une parenthèse reposante : troubles du sommeil, irritabilité, fatigue persistante, anxiété… autant de signaux qui montrent que le cerveau n’a jamais vraiment levé le pied.

Le droit à la déconnexion : une nécessité

Consulter ses mails, répondre à un collègue, rester joignable « au cas où »… Ces réflexes, très courants, sabotent pourtant la récupération, le cerveau ayant besoin d’une vraie coupure pour se régénérer.

Dans beaucoup de petites structures, on garde facilement le téléphone professionnel à portée de main, par habitude ou pour éviter de “laisser les collègues dans l’embarras”. Or, rester mentalement connecté empêche de récupérer pleinement.

Trois réflexes à adopter avant de partir

  • Coupez vraiment : désactivez les notifications professionnelles.
  • Parlez avant de partir : si vous sentez une tension, une surcharge ou une fatigue inhabituelle, échangez-en avec votre manager. Mieux vaut exprimer les difficultés avant les congés que revenir encore plus épuisé.
  • Rechargez, pas juste reposez : vacances actives, nature, liens sociaux… le repos mental passe aussi par ce qui nous ressource vraiment.

Parce qu’un cerveau qui récupère vraiment, c’est aussi un professionnel plus serein et plus vigilant à la reprise.

IRP AUTO vous accompagne avec le module e-learning « Connaître les différents risques psychosociaux pour mieux s’en protéger », il vous aide à comprendre les mécanismes des RPS, à repérer les signaux d’alerte et à adopter des réflexes concrets pour prendre du recul face aux tensions. Accessible à distance et en séquences courtes, il permet de renforcer sa posture professionnelle et d’éviter que la pression ne s’installe durablement. Pour y accéder, rendez-vous sur votre Espace Solidarité-Prévention.

Mécanicien : attention aux vibrations

Clés à choc, meuleuses, ponceuses, essais sur route… Dans un atelier automobile, les vibrations font partie du quotidien. Pourtant, associées aux mouvements répétitifs et aux postures contraignantes, elles peuvent fragiliser durablement les muscles, les tendons et les articulations.

Chez les mécaniciens, les troubles musculosquelettiques (TMS) apparaissent souvent à cause d’un effet cumulatif : vibrations + gestes répétés + postures contraignantes. Une combinaison qui sollicite fortement les muscles, les tendons et les articulations.

Un risque silencieux…

Au début, les signaux peuvent sembler anodins : fourmillements dans les doigts, poignets sensibles, douleurs dans les épaules ou perte de force en fin de journée. Pourtant, ignorés, ces gênes peuvent devenir durables et compliquer certains gestes du quotidien.

Les mains et les poignets sont particulièrement exposés, notamment lors de l’utilisation fréquente d’outils vibrants. Le dos, les cervicales et les épaules peuvent aussi être touchés lorsque les interventions s’enchaînent dans des positions peu confortables.

Le plus trompeur ? Les douleurs ne surviennent pas toujours immédiatement. Elles s’installent progressivement, parfois après plusieurs années d’activité.

Quelques réflexes qui changent tout

Heureusement, adopter de bonnes habitudes permet déjà de limiter les risques :

  • variez les tâches pour éviter de solliciter toujours les mêmes zones ;
  • utilisez des outils adaptés et bien entretenus ;
  • ajustez sa posture et la hauteur de travail ;
  • faites de courtes pauses pour relâcher les tensions musculaires ;
  • échauffez-vous avant la prise de poste (poignets, épaules, dos) pour préparer les articulations à l’effort.

Dans les métiers des services de l’automobiles, on a parfois tendance à banaliser la douleur. Pourtant, écouter les premiers signaux de son corps permet souvent d’éviter qu’une gêne passagère ne s’installe durablement.

Entretenir sa mobilité et sa souplesse, c’est aussi se protéger des TMS sur le long terme. Pour vous aider à passer de l’intention à l’action, IRP AUTO vous accompagne. Sur votre Espace Solidarité-Prévention, des cours de sport en direct, animés par un coach, vous permettent de bouger pendant 45 minutes, dans un cadre bienveillant et accessible.

Cet été, gardez un œil sur les UV

Selon Santé Publique France, seuls 41% des adultes portent des lunettes de soleil pour se protéger des UV. Un chiffre alarmant quand on sait que les UV peuvent endommager durablement les yeux.

On pense souvent crème solaire mais on oublie les yeux. Pourtant, chaque heure exposée sans protection grignote silencieusement votre capital visuel, sans douleur ni signal d’alarme. Dans les services de l’automobile, le risque est bien réel : essais, interventions en extérieur… l’exposition s’accumule, été après été.

Les UV attaquent sans prévenir

Les dommages oculaires sont invisibles et indolores mais cumulatifs et irréversibles. À long terme, une exposition répétée sans protection favorise l’apparition de pathologies sérieuses : la cataracte, dont entre 20 et 25 % des cas seraient liés aux UV et donc évitables ; la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge), première cause de handicap visuel après 50 ans et sans traitement curatif ; ou encore la photokératite, le « coup de soleil de l’œil », douloureux et récidivant.

Et rappel important : les dégâts subis aujourd’hui ne se manifesteront souvent qu’à 40 ou 50 ans.

La solution ? Les lunettes de soleil 

Porter des lunettes de soleil est indispensable pour préserver sa vue mais attention des verres très sombres ne signifient pas pour autant une bonne protection UV : la teinte combat l’éblouissement mais pas les ultraviolets. Et sans certification, ils peuvent même aggraver les choses, la pupille se dilatant et laissant entrer davantage de rayonnements. Une idée reçue dangereuse, alors que la majorité des Français ignore le niveau de protection réel de leurs lunettes

Les bons réflexes pour choisir ces lunettes de soleil :

  • Un marquage CE obligatoire + mention UV400 (ou 100 % UV) : le seul gage d’une vraie protection.
  • Une catégorie 3 minimum pour un usage estival (conduite, plein air). La catégorie 4, réservée aux conditions extrêmes, est interdite à la conduite.
  • Une monture enveloppante : les UV arrivent aussi par les côtés.

Pensez aussi : les UV traversent les nuages. Ils se réfléchissent sur les carrosseries, les routes, les vitres. Pas besoin d’être sous un soleil de plomb pour être exposé. Alors cet été, vérifiez vos lunettes, adoptez le bon indice, protégez-vous !

IRP AUTO vous accompagne au quotidien, que ce soit sur les sujets de santé ou les risques professionnels. Retrouvez toutes les actions à votre disposition en vous connectant sur votre Espace Solidarité-Prévention.

Nutri-Score : nouveau calcul, nouveaux réflexes !

Vous l’avez déjà vu sur vos paquets de céréales, vos yaourts ou vos plats préparés. Ce petit logo coloré allant du A vert au E rouge, c’est le Nutri-Score. Mais attention : depuis 2025, il a changé et avec lui, peut-être vos habitudes d’achat…

Le principe ? Toujours le même. Le Nutri-Score évalue la qualité nutritionnelle d’un produit en s’appuyant sur ce qu’il contient : graisses, sucres, sel, fibres, protéines… En un coup d’œil, il vous aide à comparer deux produits similaires et à faire un choix plus éclairé. Le saviez-vous ? Le score est calculé pour 100 g de produit, sans tenir compte des portions réellement consommées, un détail qui peut fausser la comparaison dans certains cas.

La nouveauté ? Un algorithme revu et durci qui distingue désormais mieux les bonnes graisses (huile d’olive : remontée en B) des mauvaises, et pénalise davantage les produits ultra-transformés, trop sucrés ou trop salés.

Résultat : entre 30 et 40 % des produits voient leur score évoluer. Ce produit qui affichait un C il y a encore quelques mois peut très bien se retrouver en D aujourd’hui. De quoi relire les étiquettes avec un œil neuf ! Un outil pour s’orienter, donc, pas pour dicter ses choix. Et comme il reste facultatif pour les fabricants, certains produits n’en affichent toujours pas (souvent les moins bien notés…).

Côté santé au travail, ça compte aussi. Bien manger, c’est aussi mieux travailler : énergie, concentration, résistance à la fatigue… L’alimentation joue un rôle direct sur votre forme au quotidien. Alors cet été, prenez le réflexe Nutri-Score.

Pour faire le plein d’idées et de conseils, connectez-vous à notre plateforme nutrition via votre Espace Solidarité-Prévention. Recettes, astuces, vidéos : tout y est pour vous aider à bien manger, toute l’année !

Matières explosives : le risque sous-estimé

Et si une simple étincelle suffisait à déclencher une catastrophe ? Dans certains environnements professionnels, des produits ou atmosphères potentiellement explosifs sont présents sans que le danger soit toujours perçu à sa juste mesure. Un pictogramme avertit pourtant ce risque majeur.

Le pictogramme « Explosif » signale qu’un produit peut exploser sous l’effet de la chaleur, d’un choc, d’un frottement ou d’une étincelle.

Son rôle ? Alerter sur un danger pouvant entraîner des destructions importantes, des blessures graves, voire des décès, même à partir de faibles quantités.

Contrairement à d’autres risques chimiques, le risque explosif peut se matérialiser de manière soudaine et irréversible. Dans le secteur automobile, les substances concernées sont omniprésentes : carburants, solvants de dégraissage, aérosols ou encore batteries des véhicules électriques et hybrides. Une accumulation de vapeurs dans un atelier mal ventilé peut créer une atmosphère explosive (ATEX), et les sources d’inflammation ne manquent pas : meuleuses, postes à souder, étincelles électrostatiques.

L’erreur la plus fréquente ? Sous-estimer le risque lorsque les quantités manipulées semblent faibles ou que la situation paraît familière. Cette banalisation conduit à des pratiques dangereuses : travaux par points chauds sans contrôle du milieu, stockage à proximité de sources d’inflammation ou absence de signalisation des zones ATEX.

Pour limiter les risques, quelques réflexes s’imposent :

  • lisez systématiquement l’étiquette et la fiche de données de sécurité (FDS) ;
  • ne manipulez que les quantités nécessaires et refermez les contenant s après usages ;
  • éloignez toute source de chaleur, d’étincelle ou de flamme à proximité ;
  • portez les EPI appropriés (vêtements antistatiques, chaussures de sécurité…) ;
  • en cas de doute sur une situation à risque, arrêtez-vous et n’intervenez pas seul.

En adoptant ces réflexes au quotidien, vous réduisez durablement le risque d’accident explosif et contribuez à un environnement de travail plus sûr.

IRP AUTO vous accompagne dans la prévention du risque chimique. Retrouvez l’ensemble des ressources disponibles sur votre Espace Solidarité-Prévention, dont le guide « Risque chimique » pour mieux comprendre les enjeux et adopter les bons réflexes.

Apprentis : coup de pouce pour le permis de conduire

Vous êtes apprenti dans la branche des services de l’automobile ? Ou vous encadrez un apprenti dans votre équipe ? Cet article est fait pour vous. L’été est souvent la période idéale pour passer le permis de conduire et bonne nouvelle : IRP AUTO accompagne financièrement les apprentis dans cette démarche.

Dans les métiers de l’automobile, le permis n’est pas qu’une formalité administrative : c’est souvent la clé pour décrocher un poste, gagner en autonomie et accélérer une évolution professionnelle. C’est aussi un enjeu de sécurité : se former dans de bonnes conditions, c’est prendre la route avec les bons réflexes dès le départ.

Pour agir sur cette mobilité, IRP AUTO propose une aide aux apprentis pouvant aller jusqu’à 500 €. Deux niveaux d’aides sont prévus selon le permis préparé :

  • Permis moto (A) : 300 €
  • Permis auto (B) ou conduite accompagnée (AAC) : 500 €

Pour en bénéficier, quelques conditions à vérifier avant de faire la demande, l’apprenti doit :

  • Être âgé entre 15 et 25 ans
  • Être en 2e année d’apprentissage dans une entreprise relevant de la Convention Collective Nationale des Services de l’Automobile (CCNSA)
  • Ne pas encore avoir obtenu le permis au moment de la demande

Information importante : l’aide est accordée une seule fois (permis moto et permis auto ne sont pas cumulables).

Vous êtes apprenti ? Ne laissez pas passer cette aide, l’été est la période idéale pour s’y mettre. Vous encadrez un apprenti ? Pensez à lui transmettre l’info ! Un simple mot peut faire une vraie différence pour son autonomie et sa sécurité sur la route.

Vous souhaitez en savoir plus sur les modalités ou déposer une demande ? Rendez-vous sur votre Espace Aides et Avantages ou appelez le 097 100 1000, un conseiller pourra vous accompagner dans la démarche.