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Addiction : quand les jeux vidéo prennent le dessus

Une nuit passée à jouer ou à parier laisse des traces bien réelles : perte de vigilance, réflexes au ralenti, brouillard mental. Selon l’INSV*, rester éveillé 24 heures équivaut à avoir 1 g d’alcool par litre de sang, et 18 heures sans dormir reviennent à 0,5 g/L. Autrement dit : une nuit blanche, c’est comme conduire après avoir bu.

Quand peut-on parler d’addiction ?

L’addiction, selon le Ministère de la Santé, se définit par “l’impossibilité répétée de contrôler un comportement et la poursuite de ce comportement malgré ses conséquences négatives”. Autrement dit, ce n’est pas une question de volonté, mais un mécanisme qui s’installe progressivement, jusqu’à prendre le dessus sur le reste du quotidien.

Quand le jeu dépasse le simple loisir

Le jeu vidéo et les paris en ligne sont pensés pour retenir l’attention. Le problème apparaît lorsqu’ils empiètent sur le sommeil, la concentration ou l’énergie. Privé de repos, le cerveau fonctionne au ralenti, comme sous alcool. Et plus ces nuits courtes s’enchaînent, plus ce fonctionnement dégradé devient la norme.

Le glissement est souvent discret : on repousse une sortie, on répond moins, on joue “pour souffler” puis les heures défilent. Le jeu devient un refuge, puis un réflexe, parfois au détriment du reste.

Les signaux qui doivent vous alerter :

  • Le sommeil s’effondre : nuits trop courtes, réveils difficiles, vigilance en baisse.
  • Le temps échappe : sessions qui débordent, difficulté à s’arrêter, etc.
  • L’humeur se tend : irritabilité, agitation, frustration hors jeu.
  • Le jeu devient secret : minimiser ou cacher le temps passé ou l’argent engagé.
  • Le quotidien recule : isolement, retards, perte d’intérêt pour d’autres activités.

Vers qui se tourner ?

Un médecin généraliste peut aider à faire le point et orienter vers un psychologue ou un addictologue. Des associations spécialisées proposent aussi une écoute confidentielle. Parfois, en parler simplement à un proche suffit à briser l’isolement.

Le jeu peut rester un plaisir, à condition de garder un équilibre : sommeil régulier, limites de temps, activités variées. Prévenir vaut toujours mieux que rattraper.

Pour préserver un sommeil réparateur et rester vigilant au quotidien, IRP AUTO met à disposition, sur votre Espace Solidarité-Prévention un guide de prévention sommeil. Vous y trouverez des conseils pratiques pour mieux comprendre votre sommeil, repérer les habitudes qui perturbent vos nuits et adopter des réflexes favorables à une récupération de qualité.

*Institut National du Sommeil et de la Vigilance

Gaz sous pression : un risque invisible

Et si le danger ne se voyait pas à l’œil nu ? Chaque année en France, un accident sur cinq lié aux équipements sous pression concerne des bouteilles de gaz. Dans les ateliers automobiles, aérosols, cartouches de gaz ou bouteilles pour le soudage sont courants. Mais mal stockés ou manipulés sans vigilance, ils peuvent présenter un réel risque. Un pictogramme vous permet de l’identifier.

Le pictogramme « gaz sous pression » qui signale qu’un récipient contient du gaz comprimé, liquéfié ou réfrigéré.

Son rôle est clair :  vous indiquer qu’en cas de chocs, d’échauffement ou de mauvaise manipulation, le contenant peut éclater ou se transformer en véritable projectile. Certains gaz très froids peuvent également provoquer des brûlures sévères par contact.

Contrairement à d’autres risques chimiques, le danger ne vient pas toujours du produit lui-même mais de la pression à laquelle il est stocké. Par exemple, une bouteille qui chute ou qui est exposée à une forte chaleur peut céder brutalement.

L’erreur la plus fréquente ?  Oublier que ce pictogramme peut aussi concerner des produits du quotidien comme les bouteilles de gaz utilisées en soudage. Parce qu’ils semblent familiers, ces contenants sont parfois manipulés sans précautions particulières : stockage en vrac, absence d’arrimage, mélange de bouteilles pleines et vides ou absence de signalisation dans la zone dédiée. Cette banalisation augmente le risque d’erreur et complique la gestion en cas d’incident.

Autre point de vigilance : ne pas vérifier les dates de requalification ou l’état général des contenants avant utilisation.

Pour limiter les risques, quelques réflexes s’imposent :

  • lisez l’étiquette et les consignes d’utilisation ;
  • maintenez les bouteilles en position verticales et arrimées ;
  • protégez systématiquement le robinet lors du transport ;
  • éloignez-les des sources de chaleur ou de chocs ;
  • utilisez uniquement des équipements compatibles et en bon état.

En adoptant ces réflexes au quotidien, vous réduisez durablement le risque lié aux gaz sous pression et contribuez à un atelier plus sûr.

IRP AUTO vous accompagne dans la prévention du risque chimique. Retrouvez l’ensemble des ressources disponibles sur votre Espace Solidarité-Prévention, dont le guide « Risque chimique » pour mieux comprendre les enjeux et adopter les bons réflexes.

Le répit : un souffle pour les aidants 

En France, on estime entre 8 et 11 millions de personnes accompagnent régulièrement un parent, un enfant, un conjoint ou un proche en perte d’autonomie, du fait de l’âge, d’une maladie ou d’un handicap. Un engagement discret mais souvent éprouvant qui fait du répit un soutien essentiel.

On parle beaucoup des aidants, mais encore trop peu de leur besoin fondamental : le répit. Ce temps de pause, qu’il s’agisse de quelques heures ou de plusieurs jours est indispensable pour préserver l’équilibre de ceux qui accompagnent un proche au quotidien. Il permet de reprendre son souffle, de se recentrer et de retrouver de l’énergie. Sans ces moments de respiration, l’épuisement peut parfois guetter rapidement, tant la charge physique et émotionnelle peut être lourde.

Prendre du répit, c’est une manière de se protéger pour mieux continuer. Il peut prendre différentes formes, selon les besoins de chacun :

  • un accueil de jour,
  • un hébergement temporaire,
  • une intervention à domicile
  • ou encore un séjour adapté permettant à l’aidant de souffler tout en garantissant un accompagnement sécurisé pour son proche.

L’essentiel est de trouver la solution qui s’intègre le mieux dans le quotidien de la famille et qui offre un véritable moment de respiration.

Malgré son importance, le répit reste encore peu utilisé. Beaucoup d’aidants hésitent, par culpabilité ou par manque d’information. Pourtant, ces solutions existent pour eux et viennent les soutenir, non les remplacer. L’enjeu est donc de mieux faire connaître ces dispositifs et de rappeler aux aidants qu’ils ont, eux aussi, le droit de souffler.

Si vous êtes concerné(e), vous n’êtes pas seul(e). IRP AUTO  vous accompagne avec un service d’écoute, des conseils personnalisés, une information sur vos droits et une orientation vers des solutions adaptées, comme des dispositifs de répit ou un appui dans vos démarches. L’objectif : vous aider à préserver votre équilibre et à mieux concilier votre engagement personnel avec votre vie professionnelle.

Parce qu’accompagner un proche ne doit pas se faire au détriment de votre propre santé, nos équipes sont à votre écoute. Rendez-vous sur votre Espace Aides et Avantages.

TOP 3 des réflexes au volant

Chaque trajet est une responsabilité. Que vous rouliez pour aller travailler, dépanner un client ou simplement rentrer chez vous, le risque routier ne fait aucune distinction. La prévention, elle, oui : elle protège, rassure et renforce la maîtrise. ToutRoule vous partage trois réflexes essentiels pour rouler en sécurité.

Anticipez la route

La meilleure défense au volant, c’est l’anticipation. Lire la route, observer loin devant, analyser les comportements des autres usagers… autant de micro-actions qui réduisent drastiquement les risques.

À adopter au quotidien :

  1. Garder un champ de vision large, pas seulement focalisé sur le véhicule devant.
  2. Identifier tôt les zones sensibles : intersections, passages piétons, sorties de parking.
  3. Adapter sa vitesse aux conditions réelles, pas seulement aux limitations.

Anticiper, c’est gagner du temps sur le danger et se donner la possibilité d’agir plutôt que de subir.


Protégez votre attention

La distraction est devenue l’un des premiers facteurs d’accident. Téléphone, GPS, notifications, fatigue cognitive… Le cerveau n’est pas multitâche, et la route exige 100 % de disponibilité.

Les bons réflexes :

  1. Paramétrer son trajet avant de démarrer.
  2. Mettre le téléphone hors de portée ou en mode conduite.
  3. Faire des pauses régulières, surtout lors des longues distances ou après une journée chargée.

Une seconde d’inattention peut suffire à créer l’irréversible. Préserver son attention, c’est préserver sa sécurité et celle des autres.


Respectez les distances

Les distances de sécurité sont souvent sous-estimées, pourtant elles constituent un véritable filet de protection. Elles permettent d’éviter les collisions en cas de freinage brusque et offrent un espace de réaction vital.

Comment bien les respecter :

  1. Sur route sèche : au minimum 2 secondes avec le véhicule devant.
  2. Par temps de pluie ou de nuit : augmenter à 3 ou 4 secondes.
  3. En cas de trafic dense : rester vigilant et éviter de “coller” pour gagner quelques mètres.

Ces quelques secondes peuvent sauver des vies. Elles sont simples à appliquer et redoutablement efficaces.

IRP AUTO vous accompagne toute l’année sur les questions de prévention et de sécurité routière. Retrouvez tous les conseils et outils disponibles dans votre Espace Solidarité-Prévention.

Allergies : mai, le mois qui fait éternuer !

En mai, fais ce qu’il te plaît ? Pas vraiment pour les allergiques. Avec le retour massif des pollens, les yeux picotent, le nez gratte et les mouchoirs deviennent indispensables. Comprendre ce qui se passe dans l’air et adopter quelques réflexes simples peut pourtant changer la donne.

Mai est l’un des pics de la saison allergique. Les graminées (parmi les pollens les plus allergisants) atteignent leur pleine dispersion. Certains arbres comme le chêne, le platane ou le bouleau continuent aussi à libérer leurs pollens selon les régions, tandis que les premières herbacées entrent en scène. Résultat : un air chargé, surtout par temps sec et venteux, qui transporte les pollens sur de longues distances.

Suivre le risque en temps réel

Pour savoir ce qui circule dans l’air près de chez vous, la carte pollinique interactive d’AllergoInfo permet de visualiser rapidement les pollens présents et leur intensité : https://allergoinfo.fr/carte-pollens

Les niveaux évoluent vite selon la météo. Un simple coup d’œil avant de sortir aide à anticiper les journées les plus chargées et à mieux gérer ses symptômes.

Les bons réflexes à adopter 

Quelques gestes simples peuvent réduire l’exposition au quotidien :

  • Aérez plutôt tôt le matin ou tard le soir.
  • Rincez vos cheveux après une journée dehors.
  • Évitez de faire sécher le linge à l’extérieur.
  • Portez des lunettes de soleil pour protéger les yeux.
  • Gardez les vitres fermées en voiture.

Ces habitudes ne font pas disparaître l’allergie mais elles améliorent nettement le confort.

Quand consulter un médecin ?

Si les symptômes deviennent difficiles à supporter, perturbent le sommeil ou résistent aux traitements disponibles sans ordonnance, un avis médical est recommandé. Un professionnel pourra confirmer l’origine des symptômes et proposer un traitement adapté, voire une désensibilisation si nécessaire.

Les allergies de mai peuvent compliquer le quotidien mais quelques réflexes suffisent souvent à retrouver du confort. Et pour aller plus loin, IRP AUTO vous accompagne avec des offres santé et prévention pensées pour protéger votre bien‑être au travail comme sur la route. De quoi garder le cap, même en pleine saison des pollens. Pour en savoir plus, rendez-vous sur votre Espace Solidarité-Prévention.

Quand le handicap bouscule la mobilité

Le saviez-vous ? En France, seules 41 % des personnes en situation de handicap sont en emploi, contre près de 69 % pour l’ensemble de la population active. Parmi les freins identifiés, la mobilité, l’accessibilité des lieux de travail ou encore la capacité à conduire restent déterminantes.

Dans les services de l’automobile, la mobilité structure le quotidien : déplacements, essais de véhicules, travail en atelier… Lorsque ces gestes deviennent difficiles, l’organisation peut rapidement être bousculée.

Après un accident, une opération ou face à une pathologie chronique, la situation ne relève pas toujours d’un handicap visible ou définitif. Une incapacité temporaire à conduire, une limitation physique ou encore une fatigue persistante peuvent suffire à fragiliser l’activité professionnelle. Et les conséquences peuvent être immédiates : difficultés à assurer certaines missions, sentiment de mise à l’écart, inquiétude sur l’avenir.

Pourtant la mobilité ne se résume pas à conduire : elle concerne aussi l’accès aux locaux, les postures de travail ou les déplacements domicile-travail et lorsqu’un de ces éléments devient contraignant, le risque est de laisser la situation s’installer.

Or souvenez-vous : quand la mobilité change, le travail peut aussi évoluer. L’important est d’ouvrir le dialogue pour trouver une solution qui protège votre santé sans compromettre votre parcours. Le médecin du travail peut évaluer votre aptitude et proposer des aménagements. Dans certains cas, une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) peut aussi faciliter l’accès à des dispositifs spécifiques.

Si une situation de handicap ou une difficulté de mobilité impacte votre travail, ne restez pas seul. IRP AUTO peut vous accompagner dans vos démarches, participer au financement d’équipements adaptés ou vous orienter vers des solutions personnalisées pour sécuriser votre parcours professionnel. Pour en savoir plus, rendez-vous sur votre Espace Aides et Avantages.

Centre de valorisation : les défis du quotidien

Chaque année, près de 1,2 million de véhicules hors d’usage sont traités dans les centres de valorisation en France. Dépollution, démontage, manutention, circulation d’engins : derrière cette activité clé de l’économie circulaire se concentrent plusieurs risques professionnels majeurs. Zoom sur les réalités du terrain.

Pour mieux comprendre les enjeux de sécurité dans ces structures, il faut regarder de près les principales situations à risque rencontrées au quotidien :

  • Le risque chimique et incendie

Lors de la dépollution, carburant résiduel, huiles, liquides de frein ou batteries exposent les salariés à des substances inflammables ou toxiques.

Une fuite, un réservoir mal purgé ou la présence de vapeurs peuvent provoquer projection, intoxication ou départ de feu. Le risque chimique est permanent et s’accompagne d’un risque incendie réel.

  • La manutention et les TMS

Retirer un moteur, démonter une portière accidentée, manipuler des pièces lourdes : le travail est exigeant. Les efforts répétés, les postures contraignantes et les manutentions favorisent les troubles musculosquelettiques (TMS), notamment sur le haut du corps.

Les coupures sur tôle et les écrasements lors de la dépose de pièces mal stabilisées complètent ces risques. Moins spectaculaires qu’un accident brutal, ils affectent pourtant durablement la santé.

  • La circulation d’engins

Les centres de valorisation sont des sites industriels à ciel ouvert. Les chariots automoteurs déplacent véhicules et pièces lourdes.

Un salarié dans un angle mort, un sol irrégulier ou un véhicule mal arrimé et le risque de heurt ou d’écrasement peut entraîner un accident grave.

Ces trois risques sont majeurs mais d’autres expositions complètent ce panorama : des chutes liées à des sols souillés ou encombrés, un risque électrique lors d’interventions sur des véhicules hybrides ou électriques ou encore des risques liés au bruit des outils pneumatiques.

Pour aider chacun à mieux comprendre ces dangers et adopter les bons réflexes, IRP AUTO met à votre disposition des modules e-learning en ligne dédiés au risque chimique, électrique ou au bruit, des actions sur les gestes et postures pour prévenir les TMS, ainsi que des supports pratiques accessibles via l’Espace Solidarité-Prévention.

Fragilité : quand le risque devient invisible

Fatigue inhabituelle, esprit préoccupé, concentration en baisse… Certaines difficultés personnelles peuvent fragiliser l’équilibre d’un salarié sans que cela ne se voie. Dans des métiers où la vigilance est essentielle, cette fragilité peut devenir un facteur de risque invisible.

Fragilité : de quoi parle t-ton ?

Il s’agit d’une situation de vulnérabilité liée à des difficultés ponctuelles de la vie quotidienne, pouvant déséquilibrer la situation personnelle ou familiale tels que :desfrais de santé imprévus élevés, une catastrophe naturelle (inondations, tempêtes, tremblements de terre, etc.), une urgence financière (réparation de véhicule par exemple), des impayés de logement ou des urgences alimentaires. 

Ces situations peuvent générer du stress et une charge mentale importante. Lorsqu’un imprévu fragilise le budget ou désorganise le quotidien, l’attention se disperse y compris au travail.

Et la sécurité dans tout cela ?

Parmi les facteurs de fragilité, les difficultés financières occupent une place importante. En 2025, près de 6 salariés sur 10 déclarent vivre une situation de fragilité personnelle, avec un impact direct sur leur vie professionnelle.

Dans les métiers des services de l’automobile, où la sécurité repose sur la précision du geste et l’anticipation des risques, la moindre baisse de vigilance peut entraîner des conséquences immédiates comme :

  • oublier de porter un équipement de protection ;
  • mal interpréter une consigne ou une procédure ;
  • sous-estimer un danger lors d’une intervention ;
  • commettre une erreur inhabituelle dans un geste technique.

La fragilité devient alors un facteur de risque indirect. Non parce que la compétence diminue mais parce que l’équilibre personnel est momentanément fragilisé. Reconnaître ce lien entre fragilité personnelle et sécurité permet d’agir plus tôt car prévenir, c’est aussi tenir compte des situations qui fragilisent l’équilibre d’un salarié et ne pas rester seul face à elles.

Vous traversez une période difficile qui fragilise votre équilibre ? IRP AUTO peut vous soutenir en cas d’imprévu financier, de dépenses de santé importantes ou de déséquilibre budgétaire, grâce à une aide sociale d’urgence ou un accompagnement personnalisé. Pour en savoir plus, rendez-vous sur votre Espace Aides & Avantages.

Auto-école : les incivilités du quotidien

Menaces voilées, mails agressifs, pression sur les délais, intimidations au téléphone… Et si la plus grande tension d’une auto-école ne se jouait pas sur la route, mais derrière un bureau ?

Dans l’imaginaire collectif, le risque en auto-école se situe dans le véhicule : circulation dense, stress de l’examen, imprévus routiers. Pourtant, une autre réalité s’impose de plus en plus aux équipes : la montée des incivilités dans la gestion administrative. Derrière le bureau, ce ne sont pas seulement des dossiers que l’on traite, mais des attentes, des frustrations et parfois de la colère.

Une exposition accrue aux tensions

Retard d’inscription à l’examen, délai pour obtenir une date ou encore désaccord sur une facture. Lorsque l’usager se sent bloqué, c’est souvent vers l’accueil que la tension se déplace. Ces situations ne relèvent pas uniquement de la relation client mais peuvent constituer de véritables risques psychosociaux (RPS).

Certaines situations doivent vous alerter :

  • appels répétés et insistants ;
  • haussement de ton ou propos dévalorisants ;
  • mise en cause de la compétence ;
  • menaces de “mauvais avis” en ligne ;
  • pression pour obtenir un traitement prioritaire ;

Dans les cas les plus préoccupants, la tension peut franchir un cap : intimidation explicite, chantage à la réputation, propos agressifs ou menaçants.

Alors comment réagir et désamorcer les tensions ?

Une des premières actions à mettre en place est de comprendre ce qu’il se passe dans l’esprit du client et d’analyser la situation. Pour cela il existe trois règles essentielles :

  1. Garder son calme : rester dans son rôle de professionnel, concentrer ses efforts sur la résolution du problème et gérer son propre stress. Une réponse calme a souvent un effet apaisant immédiat.
  2. Trouver les mots justes : reformuler les propos de l’interlocuteur, rester objectif et précis, montrer que l’on a compris ce qui pose problème. L’écoute active et l’empathie* sont des leviers puissants pour désamorcer une situation tendue.
  3. Rester positif : parler au présent, utiliser le “je” et expliquer clairement ce qui est possible plutôt que ce qui ne l’est pas. Il convient au maximum d’éviter de répondre à l’agressivité par l’agressivité ; utiliser des termes techniques que le client ne peut pas comprendre et éviter les mots et les phrases négatifs.

IRP AUTO vous accompagne avec le module e-learning « Connaître les différents risques psychosociaux pour mieux s’en protéger », il vous aide à comprendre les mécanismes des RPS, à repérer les signaux d’alerte et à adopter des réflexes concrets pour prendre du recul face aux tensions. Accessible via votre Espace Solidarité-Prévention, il permet de renforcer sa posture professionnelle et d’éviter que la pression ne s’installe durablement.

* L’empathie est une écoute active qui permet de se mettre à la place de l’autre afin de comprendre ses idées. Elle est très utile en cas de conflits.

Produits inflammables : on évite l’embrasement !

Et si le risque venait d’une étincelle ? Chaque année, les incendies en milieu professionnel provoquent en moyenne 250 accidents avec arrêt de travail en France. Dans les ateliers, les solvants, carburants ou aérosols peuvent déclencher un feu en quelques secondes s’ils sont mal manipulés ou mal stockés. Deux pictogrammes préviennent le risque…

Le pictogramme « produit inflammable » qui indique qu’un produit peut s’enflammer rapidement au contact d’une source de chaleur, d’une étincelle ou d’une flamme en particulier lorsqu’il est utilisé ou stocké sans précaution.

Le pictogramme « produit comburant » signale quant à lui qu’une substance peut alimenter un incendie ou en aggraver l’intensité même si elle ne brûle pas seule.

    Leurs rôles sont clairs :  vous aider à identifier immédiatement le risque incendie et à adopter les bons gestes dès le départ, pour continuer à travailler dans de bonnes conditions et ce, sur la durée.

    Leurs rôles sont clairs :  vous aider à identifier immédiatement le risque incendie et à adopter les bons gestes dès le départ, pour continuer à travailler dans de bonnes conditions et ce, sur la durée.

    D’ailleurs, pour bien comprendre le risque, il faut connaître le principe du triangle du feu : un incendie ne peut se déclencher qui si trois éléments sont réunis :

    1. Un combustible (le produit inflammable tel que des solvants, de l’essence ou des poussières de ponçage) ;
    2. Un comburant (souvent l’oxygène) ;
    3. Une source d’énergie (chaleur, étincelle, surface chaude)

    L’erreur la plus fréquente ?  Penser qu’en l’absence de flamme visible, le risque est écarté. Or une batterie en charge, un outil électrique ou une surface chaude peuvent suffire à déclencher l’embrasement. Autre situation à risque : stocker des produits incompatibles à proximité ou transvaser un produit sans étiquetage clair.

    Pour limiter les risques, quelques réflexes s’imposent :

    • lisez l’étiquette et les mentions de danger avant utilisation ;
    • éloignez toute source de chaleur ou d’étincelle ;
    • stockez les produits dans des contenants adaptés et ventilés ;
    • refermez soigneusement les emballages après usages ;
    • vérifiez la compatibilité des produits entre eux.

    En intégrant ces bons réflexes dans vos pratiques, la prévention du risque incendie devient un levier de sécurité durable pour vous et votre environnement de travail.

    IRP AUTO vous accompagne dans la prévention du risque chimique. Retrouvez l’ensemble des ressources disponibles sur votre Espace Solidarité-Prévention, dont le guide « Risque chimique » pour mieux comprendre les enjeux et adopter les bons réflexes.

    Choisir le bon gant : c’est prévenir le risque

    Le saviez-vous ? la peau est la première voie d’absorption des produits chimiques en milieu professionnel. Dans un atelier, un contact répété avec des huiles, solvants ou carburant peut suffire à exposer durablement l’organisme. Adaptez ses gants à chaque tâche permet de transformer ce risque en protection maîtrisée.

    Avant d’enfiler une paire de gants, posez-vous trois questions :

    1. Quel produit allez-vous manipuler ?
    2. Pendant combien de temps ?
    3. Le contact sera-t-il ponctuel ou répété ?

    Tous les gants ne protègent pas de la même façon. Un modèle conçu pour la manutention protège des coupures mais pas nécessairement des solvants tout comme un gant nitrile qui offre confort et précision mais qui peut atteindre ses limites face à une exposition prolongée.

    • Prenons l’exemple de la vidange :

    L’huile moteur neuve nécessite déjà une protection adaptée mais une fois utilisée, elle peut contenir des résidus de combustion et des substances plus nocives. Dans ce cas, un gant nitrile jetable ne suffit pas surtout si le contact dure ou se répète.

    Mieux vaut privilégier des gants enduits plus épais qui offrent une meilleure résistance aux agents chimiques.

    Un réflexe utile : vérifier la conformité à la norme EN ISO 374 (protection contre les produits chimiques) et consulter la fiche de données de sécurité (FDS) du produit. Quelques minutes d’attention permettent de sécuriser durablement vos gestes professionnels.

    • Et pour les produits CMR ?

    Certains produits présents en atelier peuvent être classés CMR (cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques). Leur pictogramme signale un risque pour la santé à long terme. Face à ces substances, quelques réflexes font la différence :

    1. choisir des gants certifiés pour la protection chimique ;
    2. vérifier le temps de perméation (durée pendant laquelle le gant constitue une barrière efficace) ;
    3. remplacer immédiatement tout gant détérioré, percé ou saturé.

    En prévention, le choix des gants ne doit rien au hasard. Ajuster votre protection, c’est préserver vos mains aujourd’hui et votre santé sur le long terme.

    IRP AUTO met à votre disposition, via votre Espace Solidarité-Prévention le module « Se protéger du risque chimique ». Conçu pour les professionnels des services de l’automobile, il permet de mieux identifier les dangers en atelier et d’ajuster vos équipements de protection en conséquence. Une manière simple de renforcer votre expertise métier tout en travaillant en sécurité.

    Comment bien vivre le changement d’heure ?

    Pourquoi une simple heure de décalage peut-elle perturber votre rythme pendant plusieurs jours ? Le changement d’heure agit sur le sommeil et la vigilance. En comprendre les effets permet de s’adapter plus sereinement.

    Qu’il s’agisse du passage à l’heure d’été ou à l’heure d’hiver, ce décalage même minime peut perturber votre horloge interne, réglée par la lumière du jour et vos repères quotidiens. Résultat : l’endormissement peut être plus long, le réveil moins facile et la fatigue plus présente pendant quelques jours. C’est normal votre organisme s’adapte mais vous pouvez l’aider !

    Quelques jours avant le changement d’heure, certains ajustements peuvent faciliter la transition :

    • dîner au moins 2 heures avant le coucher pour faciliter l’endormissement ;
    • se coucher un peu plus tôt (10 minutes ou plus) chaque jour ;
    • se lever progressivement plus tôt pour ajuster votre rythme ;
    • si possible, adapter légèrement votre organisation de la journée pour profiter de la lumière naturelle et stimuler votre horloge interne.

    La veille du changement, pensez à mettre à jour toutes vos horloges (réveils, montres, appareils électriques) pour éviter les mauvaises surprises. Et pour un sommeil plus réparateur, mieux vaut aussi limiter les excitants (café, thé, nicotine, alcool) en fin de journée.

    Même avec une préparation, il est normal de vous sentir un peu moins alerte dans les jours qui suivent. Votre attention peut fluctuer, surtout le matin. Si vous ressentez une baisse de concentration ou une petite somnolence, une pause, un peu d’air frais ou l’exposition à la lumière du jour peuvent aider votre corps à retrouver ses repères.

    Le passage à l’heure d’été, c’est surtout une question de rythme. En anticipant et en restant à l’écoute de votre corps, vous pouvez préserver votre sommeil, votre vigilance et votre énergie au quotidien !

    IRP AUTO vous accompagne pour préserver votre énergie et votre vigilance au quotidien. Depuis votre Espace Solidarité-Prévention, accédez au « guide de prévention sommeil » et à des ressources pratiques pour mieux dormir, récupérer plus efficacement et rester concentré tout au long de la journée.