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Les perturbateurs endocriniens

Présents dans certains produits d’entretien, carburants, solvants ou emballages plastiques, les perturbateurs endocriniens font partie de notre quotidien, souvent à notre insu. Pourtant leurs effets peuvent être durables sur la santé.

Mais qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien exactement ? Il s’agit d’une substance chimique capable de dérégler le fonctionnement hormonal du corps. À long terme, cette action peut favoriser l’apparition de troubles de la fertilité, de certaines maladies métaboliques ou encore de cancers hormonodépendants.

Dans votre métier, l’exposition peut se faire sans que vous ne vous en rendiez compte : un peu de produit sur la peau, des vapeurs respirées, des gestes répétitifs… Et pourtant, plusieurs produits utilisés au quotidien peuvent en contenir. C’est le cas des carburants, solvants, dégraissants, colles, peintures, plastiques souples ou encore de certains produits détergents ou parfumés.

La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez facilement limiter votre exposition à l’atelier comme à la maison, en adoptant quelques gestes simples :

  1. Lisez les étiquettes : méfiez-vous des produits avec des parfums artificiels, des parabènes ou des phtalates.
  2. Utilisez les EPI adaptés (gants, lunettes, masques) dès que vous manipulez des produits chimiques.
  3. Privilégiez les produits sans parfum pour le nettoyage des mains.
  4. Aérez régulièrement les locaux et vos espaces de travail.
  5. Stockez les produits chimiques en sécurité, dans un local ventilé.
  6. Lavez-vous les mains avant chaque repas, sans utiliser de solvants.
  7. Évitez de manger ou boire dans l’atelier ou près des zones de travail exposées.
  8. Ne transvasez jamais un produit dans un contenant alimentaire.
  9. Portez une tenue de travail propre, changée régulièrement.
  10. Parlez-en autour de vous : plus on est informé, mieux on se protège.

Ces gestes simples appliqués au quotidien réduisent réellement les risques : moins vous êtes exposé, mieux vous vous protégez sur le long terme.

IRP AUTO vous accompagne pour renforcer la sécurité au quotidien. Retrouvez tous les contenus et supports à votre disposition sur votre Espace Solidarité-Prévention.

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Prêt à relever le défi du dry january ?

La diète après les fêtes fait souvent partie des bonnes résolutions. Pourquoi alors ne pas tenter le Dry January (« janvier sobre ») ? Il met au défi les volontaires de ne pas boire d’alcool pendant tout le mois de janvier.

Le Dry January est un concept imaginé par une association britannique afin d’encourager les participants à faire un point sur leur relation avec l’alcool et à mieux contrôler leur consommation. L’année dernière, au Royaume-Uni, plus de 5 millions de personnes y ont participé.

DES BIENFAITS IMMÉDIATS SUR LA SANTÉ

Dès les premiers jours, les participants observent une meilleure qualité de sommeil, une perte de poids, une hausse d’énergie, une meilleure concentration et une amélioration de la qualité de leur peau.

Même les personnes qui n’ont pas pu parvenir à une abstinence complète, mais qui ont réduit leur consommation, ont ressenti des effets bénéfiques sur leur santé.

Une étude de l’université du Sussex (groupe d’étude suivi pendant six mois, jusqu’en août 2018) démontre également que « le simple fait de passer un mois sans alcool aiderait les gens à moins boire sur le long terme ». Au mois d’août, les participants ont ainsi rapporté boire 3,3 jours par semaine, contre 4,3 l’année d’avant.

Enfin, le Dry January permet de réaliser une économie d’argent non négligeable.

ÊTES-VOUS PRÊT À RELEVER LE DÉFI ?*

Parlez-en autour de vous.

À plusieurs, c’est plus facile, et vous pourrez échanger des astuces et recettes de boissons sans alcool.

* Pour les personnes habituées à une forte consommation ou avec un risque de dépendance, il est recommandé de consulter un médecin.

IRP AUTO Solidarité-Prévention vous accompagne sur ce sujet. Retrouvez toutes les actions à votre disposition en vous connectant sur votre compte.

ToutRoule mieux après une courte pause !

Le saviez-vous ? En France, près d’un conducteur sur trois déclare avoir déjà ressenti une somnolence sévère au volant et 40 % d’entre eux ont connu un accident ou un “presqu’accident” lié à la fatigue. Pour rester vigilant et conduire sereinement, un geste simple peut faire la différence : la micro-sieste.

Sur la route, la fatigue ne se manifeste pas toujours de manière évidente. Elle s’annonce souvent par de petits signes, parfois facilement ignorés mais qui doivent alerter :

  • bâillements répétés, yeux qui picotent ou paupières lourdes ;
  • difficulté à rester concentré ou à maintenir sa trajectoire ;
  • sensation de regard flou ou de clignements plus fréquents ;
  • trous de mémoire sur les derniers kilomètres parcourus.

Dès l’apparition de ces signaux, une pause devient essentielle. Et contrairement aux idées reçues, il n’est pas nécessaire de dormir longtemps pour en ressentir les bénéfices. Une micro-sieste de 10 à 20 minutes suffit souvent à retrouver de la vigilance, une meilleure attention et des réflexes plus efficaces.

Pour qu’elle soit réellement bénéfique, cette pause doit se faire dans de bonnes conditions. L’idéal est de s’arrêter sur une aire de repos ou dans un endroit sécurisé, de s’installer confortablement et de programmer une alarme pour éviter un endormissement trop long (l’objectif n’étant pas de dormir profondément mais de laisser le cerveau récupérer brièvement).

Autre astuce adoptée par certains conducteurs la “sieste café” : boire un café juste avant de fermer les yeux. La caféine met une vingtaine de minutes à agir ; associée à une courte pause, elle peut aider à retrouver plus rapidement un bon niveau de vigilance.

Adopter ce réflexe, c’est considérer la micro-sieste comme un geste de prévention à part entière, au même titre que faire une pause régulière ou respecter les distances de sécurité. Simple, accessible et efficace, elle contribue à une conduite plus sûre et plus sereine, notamment lors des trajets prolongés ou répétitifs.

Alors team sieste ou team café ?

IRP AUTO vous accompagne dans la prévention du risque routier. Retrouvez toutes les actions et ressources à votre disposition en vous connectant sur votre Espace Solidarité-Prévention.

Et vous, où en êtes-vous de vos bilans santé ?

À 20, 35 ou 55 ans, faut-il faire les mêmes bilans santé ? Non. Les besoins évoluent avec l’âge, le rythme de vie et le parcours professionnel. L’enjeu n’est pas d’en faire plus mais de faire juste au bon moment.

Prendre soin de sa santé ne consiste pas uniquement à consulter lorsqu’un problème apparaît. C’est aussi intégrer de façon régulière, quelques bilans simples pour vérifier que l’équilibre est là, suivre son état de santé dans le temps et avancer plus sereinement. De l’entrée dans la vie active à la retraite, la prévention s’adapte !

  • Entre 18 et 30 ans : l’objectif est avant tout de poser des bases solides. Un suivi dentaire régulier permet de prévenir des troubles souvent silencieux. Un contrôle de la vue, plus espacé, sert de premier repère notamment dans un quotidien très exposé aux écrans. C’est également le moment de vérifier que les vaccinations sont bien à jour.
  • Entre 30 et 40 ans : le rythme s’intensifie et la prévention prend une autre dimension. Mesurer sa tension artérielle à intervalles réguliers aide à repérer une éventuelle hypertension débutante. Un bilan sanguin ponctuel, incluant notamment la glycémie et le cholestérol, permet de s’assurer que les équilibres sont maintenus. La vue mérite aussi un suivi plus rapproché pour accompagner un usage prolongé des écrans.
  • Entre 40 et 50 ans : certains indicateurs deviennent plus sensibles. La surveillance s’oriente davantage vers les facteurs cardio-métaboliques avec une attention particulière portée à la tension, au cholestérol et à la glycémie, selon les profils. La vision peut évoluer et l’audition commence à être suivie plus attentivement même en l’absence de gêne marquée.
  • À partir de 50 ans, la prévention vise à préserver durablement la qualité de vie et l’autonomie. Le suivi de la santé cardiovasculaire reste central tout comme celui de la vue et de l’audition. Le sommeil, la mobilité et le niveau d’énergie prennent également une place importante pour rester actif et aborder sereinement la transition vers la retraite.

Les bilans de santé s’inscrivent dans une démarche progressive. Ils évoluent avec l’âge, les conditions de travail et les besoins individuels, sans logique standardisée. L’essentiel est de rester acteur de sa santé, tout au long de la vie professionnelle et au-delà.

Et si vous faisiez le point dès maintenant ?

IRP AUTO vous accompagne sur ces sujets. Retrouvez toutes les actions à votre disposition en vous connectant sur votre Espace Solidarité-Prévention.

Hydratation : le piège de l’hiver

En hiver, notre sensation de soif chute de près de 40 %. Le froid brouille les signaux de soif envoyés au cerveau. Pourtant, le corps continue de perdre de l’eau : par la respiration, les couches de vêtements et simplement l’effort. Boire reste donc aussi essentiel qu’en été. Et bonne nouvelle : il existe mille façons d’y penser sans même s’en rendre compte !

Durant l’hiver, nous pouvons penser que la déshydratation est improbable, car nous transpirons moins par rapport à l’été et que la température ambiante est basse, néanmoins le risque de déshydratation existe car :

  • nous avons tendance à surchauffer les pièces et lorsque les températures sont élevées, les pertes d’eau suivent ;
  • l’air est plus sec et bien sûr plus froid ce qui contribue au dessèchement de la peau, des cheveux et des muqueuses ;
  • contrairement à l’été, nous sommes sujets à des virus comme la grippe ou la gastro et dans ces cas, notre corps se déshydrate davantage.

À ces facteurs s’ajoute un piège bien connu : le manque de sensation de soif. Le froid atténue ce signal, ce qui nous pousse à boire trop tard, voire pas assez. Pourtant, le corps a toujours besoin d’eau pour rester vigilant, concentré et bien régulé.

Alors, comment s’hydrater facilement pendant l’hiver ? Plusieurs solutions simples permettent d’intégrer l’hydratation à son quotidien professionnel et personnel :

  • Boire régulièrement, même sans soif environ 1,5 L par jour : tisanes, bouillons ou eaux tièdes sont souvent plus faciles à consommer en hiver.
  • Miser sur les aliments riches en eau, comme les fruits d’hiver, les soupes ou les produits laitiers.
  • Protéger sa peau avec une crème plus riche, un baume pour les mains ou les lèvres, et éviter les douches trop chaudes qui fragilisent le film protecteur.
  • Limiter l’air trop sec : chauffer raisonnablement, aérer les pièces et, si possible, humidifier légèrement l’air.
  • Garder une bouteille d’eau toujours à portée et s’accorder de petites pauses hydratation.

Un corps bien hydraté, une peau protégée et quelques bons gestes : il n’en faut pas plus pour traverser l’hiver en pleine forme !

IRP AUTO vous accompagne dans la prévention santé : retrouvez conseils, outils et ressources sur votre Espace Solidarité-Prévention et explorez la plateforme nutrition pour découvrir d’autres astuces bien-être et équilibre au quotidien.

Le monoxyde carbone : un danger invisible…

Invisible et inodore, le monoxyde de carbone est un gaz aussi discret que redoutable. Chaque hiver, il provoque des intoxications graves, souvent liées à un chauffage défectueux ou à une mauvaise aération, à la maison comme en atelier. ToutRoule vous aide à comprendre les risques et à adopter les bons réflexes pour éviter l’intoxication.

Le monoxyde de carbone, kézako ?

Le monoxyde de carbone (CO) provient d’une combustion incomplète : moteur, gaz d’échappement, poêle, chaudière ou chauffage d’appoint mal entretenu. Ce gaz se diffuse sans bruit ni odeur et empêche le sang de transporter l’oxygène, privant peu à peu le corps de l’air dont il a besoin. Quelques minutes d’exposition suffisent à provoquer des maux de tête, des nausées ou une perte de connaissance.

Et parce qu’il agit sans prévenir, le monoxyde de carbone reste la première cause d’intoxication mortelle en France. Ses effets peuvent survenir rapidement et passer inaperçus. Si plusieurs personnes présentent en même temps des maux de tête, vertiges, fatigue inhabituelle, nausées ou une sensation d’étouffement, il faut évacuer immédiatement, aérer et prévenir les secours.

Face à un gaz indétectable, la prévention reste la meilleure protection. Voici quelques réflexes simples pour réduire les risques, à la maison comme à l’atelier :

  • Faites vérifier avant chaque hiver les installations de chauffage, de production d’eau chaude et les conduits de fumée par un professionnel qualifié ;
  • Aérez au moins dix minutes par jour pour maintenir une bonne qualité d’air et le bon fonctionnement de la ventilation, sans jamais obstruer les grilles d’aération.
  • Respectez les consignes d’utilisation des appareils à combustion : un chauffage d’appoint ne doit jamais fonctionner en continu.
  • Installez les groupes électrogènes à l’extérieur, loin des zones fermées ou semi-ouvertes ;
  • Et ne détournez pas les appareils de leur usage : cuisinière, brasero ou barbecue ne doivent en aucun cas servir à se chauffer.

Un air sain, du matériel bien entretenu et quelques bons réflexes : il n’en faut pas plus pour passer l’hiver en toute tranquillité !

IRP AUTO vous accompagne dans la compréhension et la prévention du risque chimique. Retrouvez toutes les actions et ressources à votre disposition en vous connectant sur votre Espace Solidarité-Prévention.

Bien démarrer, ça commence au petit déjeuner !

Baisse de lumière, températures plus fraîches, rythme qui s’accélère : l’automne est une période de transition… pour la météo comme pour notre énergie. Et si tout commençait dans l’assiette ? Un bon petit déjeuner adapté à la saison peut aider à rester concentré, éviter les coups de mou et affronter la journée du bon pied, même quand le ciel est gris.

Pas besoin d’y passer une heure. L’idée, c’est de recharger les batteries intelligemment : de l’énergie, des fibres, un peu de protéines, et des bons nutriments de saison. En atelier, sur la route ou au bureau, mieux vaut éviter les sucres rapides qui affolent la glycémie… et la fatigue qui suit.

Voici quelques idées simples pour composer un petit déjeuner automnal à la fois rapide, équilibré et réconfortant :

  • Des fruits de saison (pommes, poires, raisins, figues, noix, noisettes…) pour les fibres, les vitamines et un peu de croquant.
  • Un produit céréalier complet (pain aux céréales, flocons d’avoine, muesli sans sucre ajouté) pour un apport d’énergie régulier.
  • Un laitage (yaourt, fromage blanc, boisson végétale enrichie en calcium) pour les protéines et la satiété.
  • Une boisson chaude (thé, café, infusion ou lait chaud) pour s’hydrater tout en douceur.
  • Et pour les plus pressés : une compote sans sucre ajouté + quelques amandes et une tranche de pain complet à emporter.

Et si vous changiez vos habitudes en 5 minutes chrono ? Il suffit parfois de peu pour bien démarrer la journée. Vous verrez : en misant sur des produits de saison, c’est souvent plus savoureux… et plus économique.

Prendre soin de soi, c’est aussi ça, la prévention. Pour faire le plein d’idées et de conseils adaptés à votre rythme, connectez-vous à notre plateforme nutrition via votre Espace Solidarité-Prévention. Recettes, astuces, vidéos : tout y est pour vous aider à bien manger, toute l’année !

Un moral gonflé à bloc !

Changement d’heure, journées qui raccourcissent, lumière plus rare… Pas étonnant que la fatigue, la lassitude ou une baisse de moral pointent souvent le bout de leur nez à l’automne. Et si ce petit coup de mou saisonnier est courant, il ne faut pas le banaliser pour autant.

En cette période, notre horloge biologique se dérègle un peu. Moins de lumière naturelle, c’est aussi moins de sérotonine (l’hormone du bien-être), et un sommeil parfois plus difficile. Cela peut se traduire par une irritabilité accrue, un manque d’énergie, voire une démotivation au travail.

Voici nos conseils pour traverser au mieux cette période :

  • Faites le plein de lumière dès que possible : marchez un peu le matin, sortez pendant vos pauses, laissez entrer la lumière dans votre atelier ou votre bureau. La lumière naturelle reste votre meilleure alliée.
  • Gardez une bonne hygiène de vie : essayez de conserver des horaires réguliers, même le week-end. Mangez équilibré, hydratez-vous bien, limitez les excitants en fin de journée… autant de petits gestes qui améliorent le sommeil et le moral.
  • Bougez, même un peu : l’activité physique, même douce, stimule les endorphines. Pas besoin d’un marathon : une balade, quelques étirements ou une séance de sport en ligne peuvent déjà faire la différence.
  • Parlez-en si le moral reste bas : un passage à vide peut arriver à tout le monde, mais il ne doit pas s’installer. En parler à un collègue, à votre médecin, ou à un professionnel de l’écoute peut être un vrai soulagement. L’essentiel est de ne pas rester seul.

Dans la branche automobile, les rythmes intenses, les horaires variables, les contraintes physiques peuvent parfois renforcer cette fragilité de saison. C’est pourquoi IRP AUTO vous accompagne aussi sur les sujets de bien-être mental et de prévention des risques psychosociaux. Rendez-vous sur votre Espace Solidarité-Prévention pour en savoir plus.

Vos oreilles méritent aussi d’être protégées

Dans un atelier, le bruit fait partie du quotidien. Marteau, clé à chocs, disqueuse ou soufflette à air comprimé : certains sons montent vite dans les décibels, parfois sans qu’on s’en rende compte. Et si vos oreilles, elles, s’en rendaient compte… trop tard ?

Les protections individuelles contre le bruit (PICB) ne sont pas de simples accessoires, ce sont de véritables équipements conçus pour préserver votre audition sans gêner vos gestes ni votre concentration. Le choix ne dépend pas tant du métier que du niveau sonore auquel vous êtes exposé et du confort recherché : bouchons d’oreilles ou casque antibruit, l’essentiel est que l’atténuation soit suffisante.

Voici quelques niveaux sonores fréquents dans un atelier automobile :

  • Pistolet à peinture : 80 à 85 dB
  • Pont élévateur : 80 à 85 dB
  • Ponceuse : 85 à 90 dB
  • Démonte-pneu : 85 à 90 dB
  • Meuleuse d’angle : 95 dB
  • Clé à chocs : env. 100 dB
  • Soufflette à air comprimé : 110 dB

Dès 80 dB*, votre audition commence à être mise à rude épreuve et, au-delà de 85 dB le port d’une PICB devient indispensable. Voici quelques repères pour bien les choisir :

  • Bouchons jetables en mousse : atténuation 20 à 30 dB,
  • Bouchons réutilisables ou moulés sur mesure : atténuation 20 à 30 dB
  • Casques antibruit : jusqu’à 35 dB de réduction

Petit rappel pratique : les bouchons nécessitent des mains propres avant la pose pour éviter tout risque d’infection et les modèles jetables ne doivent pas être réutilisés. Dans des ateliers où l’on manipule des produits chimiques, cette vigilance est d’autant plus importante.

Mais l’efficacité de la protection ne tient pas qu’au modèle choisi. C’est aussi une question d’habitude : les enfiler au bon moment, les entretenir, les remplacer lorsqu’ils sont usés… Un petit geste, une grande différence. Car une fois l’audition abîmée, aucun PICB ne pourra réparer ce qui est perdu.

Pour aller plus loin, testez vos connaissances avec le module e-learning « Risque lié au bruit » accessible sur votre Espace Solidarité-Prévention. L’occasion d’adopter, au quotidien, les bons réflexes pour prendre soin de vous.

*dB : décibel

Déchets dangereux : vos bons gestes font la différence

Dans votre atelier, certains déchets ne sont pas comme les autres. Huiles moteur, filtres usagés, batteries, aérosols vides, chiffons souillés… Ces résidus du quotidien sont classés comme déchets dangereux. Et ce n’est pas pour rien : ils peuvent contenir des substances inflammables, toxiques ou polluantes, risquées pour vous comme pour l’environnement. Heureusement, quelques bons réflexes suffisent pour bien les gérer et limiter les risques.

Le premier geste à adopter : ne jamais les jeter avec les déchets classiques. Même en petite quantité, un déchet dangereux doit suivre une filière spécifique. En le mélangeant aux ordures banales, vous exposez d’autres personnes à des produits nocifs et vous contribuez à une pollution évitable.

Dans l’atelier, vous disposez en général de bacs de tri adaptés. À vous de bien repérer les contenants, de vérifier leur état et de signaler toute anomalie : un bac plein, une étiquette manquante ou un produit mal identifié ne sont jamais à négliger.

Pensez aussi au stockage : les déchets dangereux doivent être entreposés dans des zones fermées, ventilées et sécurisées. Fermer correctement un bidon, c’est déjà éviter bien des incidents.

Et parce qu’on ne peut pas tout deviner, l’information entre collègues est précieuse. En connaissant les bons gestes, en osant poser des questions, en partageant les bonnes pratiques, vous contribuez à la sécurité de tous.

IRP AUTO vous accompagne pour renforcer la sécurité au quotidien. Retrouvez tous les contenus et supports à votre disposition sur votre Espace Solidarité-Prévention.

Bien dormir même quand on travaille de nuit, c’est possible !

Quand on travaille la nuit, ce n’est pas seulement l’emploi du temps qui change : c’est tout le corps qui doit s’adapter. Horloge biologique décalée, lumière artificielle, repos en journée… Le sommeil devient alors une priorité à prendre au sérieux pour préserver sa santé et son équilibre.

Travailler de nuit bouscule naturellement le rythme veille-sommeil. Le corps reste en alerte quand il devrait se reposer, et l’endormissement peut être plus difficile une fois rentré chez soi. Pour retrouver un bon sommeil, quelques habitudes peuvent faire toute la différence.

  • Dès la fin du poste, favorisez un retour au calme. Un repas léger, des lumières tamisées, et un moment sans écran aident à préparer le corps au repos. Si possible, portez des lunettes filtrant la lumière bleue sur le trajet du retour pour éviter de « réveiller » votre cerveau.
  • Une fois chez vous, dormez dans une pièce fraîche, sombre et silencieuse. Fermez les volets, utilisez des bouchons d’oreille ou un masque de nuit : cela peut vous aider à recréer des conditions propices au sommeil, même en pleine journée. Il est aussi utile d’informer votre entourage : prévenir les proches ou les voisins que vous dormez à des horaires inhabituels permet de limiter les réveils imprévus.
  • Ecoutez votre corps : la récupération n’est pas toujours immédiate : il faut parfois du temps pour trouver un nouveau rythme. Ne culpabilisez pas si le sommeil n’est pas parfait dès les premiers jours. L’essentiel est de créer une routine stable, avec des horaires de coucher réguliers et un environnement propice à la détente.
  • Enfin, maintenez une bonne hygiène de vie : alimentation équilibrée, activité physique douce en journée, hydratation suffisante et limitation des excitants (café, tabac, alcool) particulièrement en fin de poste contribuent à un meilleur repos.

Travailler de nuit, c’est un vrai défi. Mais en apprenant à respecter son sommeil, on se donne les moyens d’être en forme, vigilant… et bien dans ses baskets.

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Peau de mécano, attention fragile !

Les mains dans le cambouis, oui mais pas sans conséquences. Huile moteur, solvants, poussières de freins… Au quotidien, la peau est en première ligne. Et dans les ateliers, ce n’est pas un détail : près de 80 % des mécaniciens développent des troubles cutanés au fil de leur carrière.

Rougeurs, crevasses, démangeaisons, allergies ou dermites de contact… La peau devient plus sèche, plus vulnérable, et peut même se fissurer. Au-delà de l’inconfort, ces problèmes peuvent s’aggraver s’ils ne sont pas pris au sérieux.

Pourquoi ça gratte ? Les produits chimiques utilisés dans l’automobile sont agressifs. Les hydrocarbures, solvants ou poussières métalliques peuvent attaquer la barrière naturelle de la peau. Les lavages fréquents au savon industriel n’arrangent rien, asséchant encore plus l’épiderme.

Des gestes simples pour éviter les ennuis :

  • Protégez : le premier réflexe, c’est de porter les bons gants. Il existe des modèles adaptés à chaque type de produit manipulé, sans compromettre la précision des gestes. Attention à bien les changer dès qu’ils sont abîmés.
  • Nettoyez sans agresser : exit les dégraissants abrasifs. Privilégiez des savons doux spécifiques à usage professionnel, moins décapants, qui respectent l’équilibre cutané.
  • Hydratez : crème mains obligatoire ! Appliquée matin et soir, elle aide la peau à se régénérer. Certaines sont spécialement conçues pour les peaux exposées aux hydrocarbures.
  • Prévenez : un problème cutané, même mineur, ne doit pas être ignoré. Mieux vaut consulter rapidement que laisser s’installer une irritation chronique.

La peau est un outil de travail autant que les mains qu’elle recouvre. En prendre soin, c’est aussi préserver sa santé, son confort, et sa capacité à bien faire son métier.

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RQTH : un coup de pouce pour travailler en toute confiance

Se faire reconnaître travailleur handicapé, c’est avant tout se donner les moyens d’exercer son métier dans les meilleures conditions. Dans la branche des services de l’automobile, cette démarche peut vous ouvrir des portes, pensées pour vous accompagner, vous soutenir et vous faire gagner en confort et en sécurité au travail.

Grâce à la RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) il devient possible d’adapter son poste, d’aménager ses horaires, de suivre une formation ou encore de bénéficier d’aides spécifiques. C’est une reconnaissance qui permet d’agir, de prévenir, et de construire un parcours professionnel solide, même en cas de problème de santé durable.

Pour encourager cette démarche, un jour d’absence rémunéré a été mis en place depuis 2024 dans la convention collective de la branche. Il peut être utilisé pour déposer ou renouveler une demande de RQTH, ou pour des soins associés. Ce congé, qui ne vient pas en déduction de vos congés habituels, vous permet d’avancer sans stress et à votre rythme.

La saviez-vous ?  Vous n’êtes pas seul dans ce parcours. Le médecin du travail et le référent handicap de votre entreprise sont là pour vous orienter. Ils peuvent vous aider à monter votre dossier, identifier les bons dispositifs, ou encore envisager des aménagements adaptés à votre situation. Des organismes comme l’Agefiph, Cap emploi ou le SAMETH peuvent également intervenir selon votre situation, en proposant un accompagnement personnalisé et dans certains cas aides financières.

Demander une RQTH, ce n’est pas se limiter. C’est parfois un moyen de préserver son énergie, de sécuriser son emploi ou tout simplement de continuer à faire son travail dans de meilleures conditions. Bien sûr, cette démarche reste un choix personnel, libre et confidentiel. Chacun et libre de se poser la question à son rythme, selon son propre parcours.

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