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#TOUTROULE, l'espace prévention et solidarité pour les professionnels de l'automobile.

Hydratation : et si vous gardiez la tête hors de l’eau ?

Fatigue, concentration en berne, coup de mou… Et si la solution tenait dans un simple verre d’eau ? L’ANSES1 le rappelle : en été, nos besoins en hydratation augmentent significativement. Et le piège, c’est que la déshydratation s’installe souvent sans prévenir bien avant que vous n’ayez soif…

Votre corps parle. Écoutez-le.

Quelques signaux discrets à ne pas négliger : une baisse d’énergie en milieu de journée, des difficultés à se concentrer (le cerveau est l’organe le plus sensible aux variations d’hydratation), une irritabilité inhabituelle, ou encore des urines foncées (c’est le test le plus fiable) : jaune pâle = bonne hydratation, jaune foncé = votre corps stocke l’eau en urgence. Ces signaux repérés, la question devient : comment y remédier concrètement au quotidien ?

Manger pour s’hydrater : l’astuce méconnue

On l’oublie souvent, mais environ 20 % de nos apports en eau passent par l’alimentation. Certains aliments sont de véritables réservoirs naturels et ils ont l’avantage d’être de saison :

  • Le concombre (96 % d’eau) : à croquer en bâtonnets, en salade ou dans une eau détox maison.
  • La tomate (94 %) : en salade, en gaspacho ou simplement avec une pincée de sel, fraîche et hydratante.
  • La pastèque (92 %) : le fruit de l’été par excellence, parfait en encas ou en jus.
  • La fraise (91 %) : à emporter facilement, elle se glisse partout dans la journée.
  • Le yaourt nature (88 %) : rassasiant, frais, et bien plus hydratant qu’on ne l’imagine.

L’idée ? Construire des repas et des encas qui travaillent pour votre hydratation, sans effort supplémentaire.

Le bon réflexe : la gourde en vue !

Ce que l’on voit, on le boit. Posez une gourde dans votre vestiaire, dans votre voiture ou à portée de main lors de vos pauses, en atelier privilégié un espace dédié, à l’écart des poussières et produits chimiques. Buvez régulièrement, par petites quantités, avant d’avoir soif. Et privilégiez l’eau ; les sodas et boissons sucrées donnent l’illusion de s’hydrater tout en aggravant la déshydratation.

Alors prêt(e) à garder la tête hors de l’eau ?

Prendre soin de soi, c’est aussi ça, la prévention. Pour faire le plein d’idées et de conseils adaptés à votre rythme, connectez-vous à notre plateforme nutrition via votre Espace Solidarité-Prévention. Recettes, astuces, vidéos : tout y est pour vous aider à bien manger, toute l’année !

  1. Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail ↩︎

CMR : le risque que vous ne voyez pas

Et si vous manipuliez, sans le savoir, des substances aux effets invisibles ? Certains produits du quotidien peuvent contenir des substances CMR (cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction). Leurs effets ne sont pas immédiats, mais peuvent avoir des conséquences durables sur la santé. Un pictogramme prévient pourtant ce risque.

Le pictogramme « CMR » signale qu’un produit peut provoquer un cancer, altérer le patrimoine génétique ou nuire à la fertilité et au développement du fœtus.

Son rôle ? Attirer votre attention sur un danger majeur, même lorsque le produit semble anodin ou familier.

Contrairement à d’autres risques chimiques, les effets des substances CMR ne sont pas toujours visibles à court terme. Une exposition répétée, même à faible dose, peut suffire à entraîner des conséquences durables et les voies d’exposition sont multiples : inhalation de vapeurs, contact cutané, projection, voire ingestion accidentelle.

L’erreur la plus fréquente? Penser que seuls les produits « très toxiques » sont concernés. En réalité, certains solvants, huiles, carburants, fumées ou nettoyants utilisés quotidiennement peuvent contenir des substances CMR. Cette banalisation conduit parfois à des pratiques à risque : absence de ventilation, EPI portés de manière incomplète, stockage non différencié ou consultation insuffisante des fiches de données de sécurité (FDS).

Pour limiter les risques, quelques réflexes s’imposent :

  • lisez systématiquement l’étiquette et la fiche de données de sécurité ;
  • assurez une ventilation efficace ou utilisez une aspiration à la source ;
  • portez les EPI adaptés (gants, lunettes, masque filtrant…) ;
  • limitez les quantités stockées et manipulez uniquement ce qui est nécessaire ;
  • privilégiez, lorsque c’est possible, des alternatives non CMR ;
  • formez régulièrement les équipes aux bonnes pratiques.

En adoptant ces réflexes au quotidien, vous réduisez durablement l’exposition aux substances CMR et contribuez à un environnement de travail plus sûr.

IRP AUTO vous accompagne dans la prévention du risque chimique. Retrouvez l’ensemble des ressources disponibles sur votre Espace Solidarité-Prévention, dont le guide « Risque chimique » pour mieux comprendre les enjeux et adopter les bons réflexes.

Cap sur les vacances : on vérifie avant de partir !

Valises bouclées, playlist prête, enfants (à peu près) sages à l’arrière… Il ne manque plus qu’une chose : s’assurer que votre voiture est aussi prête que vous ! Une panne un jour de grand départ, c’est le souvenir de vacances dont tout le monde se passerait. Alors avant de démarrer, voici les 6 vérifications qui font toute la différence.

  • Anticipez la révision du véhicule

C’est le réflexe numéro un. Prenez rendez-vous chez votre garagiste au moins un mois avant le départ pour effectuer la révision complète de votre véhicule.

  • Contrôlez vos pneus

Vérifiez leur pression en suivant les recommandations du constructeur, inscrites dans le carnet d’entretien ou sur le flanc intérieur de l’une des portes avant. Vous partez avec bagages et passagers ? Surgonflez-les légèrement pour une meilleure stabilité. Et surtout, n’oubliez pas la roue de secours.

  • Faites le tour des niveaux

Vérifier les niveaux prend cinq minutes et peut éviter bien des ennuis. Pensez à contrôler :

  • l’huile moteur ;
  • le liquide de frein ;
  • le liquide de refroidissement ;
  • le liquide lave-glace ;
  • Testez vos feux

Stop, clignotants, feux arrière… Un petit test face à un mur ou avec l’aide d’un proche suffit à vérifier que tout fonctionne. Un feu défaillant, c’est un risque pour vous et pour les autres.

  • Assurez-vous d’avoir tous vos papiers

Carte grise, attestation d’assurance, permis de conduire… Ces documents doivent impérativement vous accompagner. Vérifiez aussi la présence du gilet jaune, du triangle de signalisation et de la douille de l’écrou anti-vol des roues. Accessoires discrets, mais indispensables en cas de pépin !

  • Le coffre : rangez malin

Répartissez les bagages avec les objets les plus lourds au fond du coffre, et ne posez rien sur la plage arrière. En cas de freinage brusque, tout objet mal arrimé peut se transformer en projectile dangereux.

Voilà, vous êtes parés ! Six vérifications, un peu d’anticipation et vous pouvez partir la tête légère. Il ne vous reste plus qu’à profiter.

IRP AUTO vous accompagne dans la prévention du risque routier. Retrouvez toutes les actions et ressources à votre disposition en vous connectant sur votre Espace Solidarité-Prévention.

Cet été, les insectes ne vous auront pas !

Les beaux jours sont là et avec eux une invasion bien connue : moustiques, taons, guêpes, tiques, araignées… autant de petites bêtes qui aiment jouer les trouble-fêtes. Bonne nouvelle : avec quelques réflexes simples, vous pouvez prendre les devants et profiter de l’été sans vous faire dévorer !

Tout d’abord, misez sur des vêtements amples, de couleurs claires et couvrants : manches longues et pantalons constituent votre première ligne de défense ! Tenez-vous à distance des eaux stagnantes, véritable paradis à moustiques. Le soir, éteignez la lumière si vos fenêtres sont ouvertes pour ne pas transformer votre salon en terrain de jeu pour insectes. Et pour des nuits vraiment sereines, adoptez la moustiquaire imprégnée de répulsif : une barrière doublement efficace.

Et en cas de piqûre ? Voici les gestes à adopter :

  • lavez la zone avec de l’eau et du savon (le savon de Marseille est particulièrement apaisant, c’est l’idéal) ;
  • posez un tissu humide d’eau chaude sur la piqûre et évitez surtout le froid qui favorise la diffusion du venin ;
  • appliquez une crème apaisante ou une solution antiseptique ;
  • et le mot d’ordre absolu : ne vous grattez pas !

Le saviez-vous ? Parmi tous ces indésirables, la tique est celle qui mérite le plus d’attention. Invisible ou presque, elle se cache dans les herbes hautes, les forêts, les jardins et même sur vos animaux. Son danger ? Elle peut transmettre la maladie de Lyme*, une infection bactérienne sérieuse pouvant entraîner des inflammations articulaires durables.

Un réflexe indispensable après chaque sortie : inspectez soigneusement tout votre corps notamment le cuir chevelu, les aisselles et les plis du genou. Si vous repérez une tique, retirez-la immédiatement avec un tire-tique et surveillez l’apparition de rougeur autour de la piqûre pendant 1 mois.

IRP AUTO vous accompagne au quotidien, que ce soit sur les sujets de santé ou les risques professionnels. Retrouvez toutes les actions à votre disposition en vous connectant sur votre  Espace Solidarité-Prévention.

*La maladie de Lyme est causée par des bactéries appelées borrélies, du nom de la ville de Lyme (Connecticut, États-Unis) où de nombreux cas d’arthrite liés à cette infection avaient été identifiés.

Et si, aujourd’hui, vous sauviez une vie ?

Et si, aujourd’hui vous preniez un moment pour mieux comprendre le don de sang ? Ce geste, qui ne prend qu’une heure joue un rôle important dans de nombreux parcours de soins. Il permet notamment d’accompagner des patients lors d’interventions chirurgicales, de traitements contre le cancer, d’hémorragies ou encore de maladies chroniques.

Chaque 14 juin, la Journée mondiale du don du sang met en lumière ce geste et son rôle dans les soins médicaux. Elle rappelle également les avancées scientifiques qui ont rendu les transfusions possibles et sûres, notamment grâce aux travaux de Karl Landsteiner, à l’origine de la découverte des groupes sanguins.

Le saviez-vous ? En France, 10 000 dons sont nécessaires chaque jour pour répondre aux urgences et aux traitements. Autrement dit, toutes les 30 secondes, quelqu’un a besoin d’une transfusion. Un seul don peut d’ailleurs aider jusqu’à trois personnes.  Et pour que ces dons puissent être utilisés en toute sécurité, des critères permettent de déterminer qui peut donner et à quel moment.

Vous pouvez donner si :

  • Vous avez entre 18 et 70 ans (65 ans pour un premier don).
  • Vous pesez au moins 50 kg.
  • Vous êtes en bonne santé.
  • Vous respectez le délai minimal entre deux dons :
    • 8 semaines pour les hommes,
    • 12 semaines pour les femmes.

Vous devez attendre si :

  • Vous revenez d’une zone tropicale.
  • Vous avez eu une infection récente (fièvre, angine, COVID…).
  • Vous avez subi une intervention chirurgicale ou des soins dentaires.
  • Vous avez un tatouage ou un piercing de moins de 4 mois.

Alors oui, donner son sang ne prend qu’un instant, mais son impact dure bien plus longtemps : c’est un geste simple, humain et profondément utile.

Et si, aujourd’hui vous sauviez une vie ?

IRP AUTO vous accompagne au quotidien, que ce soit sur les sujets de santé ou les risques professionnels. Retrouvez toutes les actions à votre disposition en vous connectant sur votre Espace Solidarité-Prévention.

Fragilités financières : vous n’êtes pas seul

Réparation imprévue, facture médicale, impayé de loyer… Quand le budget vacille, le stress s’installe et l’équilibre du quotidien se fragilise. En tant que salarié des services de l’automobile, vous n’avez pas à traverser ces moments seul. Des dispositifs concrets existent pour vous soutenir.

Ces situations peuvent toucher n’importe qui, à n’importe quel moment. Lorsqu’un imprévu financier s’installe, il ne reste pas cantonné au porte-monnaie. Il génère du stress, de la charge mentale, une attention dispersée y compris au travail. Et cet état de préoccupation peut avoir des conséquences directes sur la sécurité.

Reconnaître cette réalité, c’est déjà agir. Et agir, ça commence par savoir à qui s’adresser.

Saviez-vous qu’il existe des dispositifs pour vous soutenir dans ces moments-là ?

IRP AUTO a mis en place des dispositifs d’entraide sociale spécifiques pour les salariés de la Branche. Des aides que beaucoup ne connaissent pas encore, et pourtant accessibles :

  • L’aide sociale d’urgence

En partenariat avec l’Agirc-Arrco, cette aide s’adresse aux salariés dont la situation financière se dégrade brutalement. Elle est conçue pour intervenir vite, quand un imprévu ne peut pas attendre la fin du mois.

  • L’aide financière non remboursable

En cas de difficultés sociales et financières avérées, IRP AUTO peut régler directement une partie de vos dettes auprès de vos créanciers. Pas un prêt, pas une avance : une aide versée sans contrepartie de remboursement.

  • L’accompagnement personnalisé

IRP AUTO peut selon la situation vous proposer un suivi individualisé : une aide à la gestion du budget, une orientation dans les démarches, un soutien pour éviter le surendettement. Un interlocuteur humain, à votre écoute, dans la durée.

Vous traversez une période difficile qui fragilise votre équilibre ? Les équipes IRP AUTO sont à votre écoute, n’hésitez pas à consulter votre Espace Aides et Avantages ou appelez le 097 100 1000.

Déchets dangereux : les bonnes pratiques

Dans un garage automobile, le quotidien génère des déchets particuliers : huiles usagées, liquides de refroidissement et de frein, filtres, batteries, peintures, solvants, chiffons souillés… Classés comme déchets dangereux, ils peuvent contenir des substances toxiques, inflammables ou polluantes, représentant un risque réel pour votre santé et l’environnement.

Un déchet, un contenant : pas de mélange

Fûts hermétiques pour les huiles usagées, récipients distincts pour les liquides de frein et de refroidissement, bacs métalliques à couvercle pour les chiffons souillés, zones dédiées pour les produits inflammables : chaque déchet a sa place. Veillez à ce que les contenants soient toujours bien étiquetés et signalez immédiatement un bac plein ou mal identifié.

La règle d’or : ne jamais mélanger ces déchets aux ordures ordinaires. Même en petite quantité, c’est la santé de vos collègues et la qualité de vos sols et nappes phréatiques qui en pâtissent.

Zéro fuite, zéro compromis

Un stockage bâclé, c’est un incident qui se prépare. Entreposez toujours les déchets dans des zones fermées, ventilées et loin de toute source d’ignition, et adoptez ces gestes au quotidien :

  • fermez hermétiquement les bidons après chaque utilisation ;
  • inspectez régulièrement les contenants pour détecter toute fuite ou fissure ;
  • ne posez rien à même le sol sans bac de rétention ;

Pour l’élimination, des prestataires agréés prennent le relais. Si vous constatez un manquement dans cette organisation, parlez-en sans hésiter à votre responsable.

La sécurité en atelier repose aussi sur une culture collective. Connaître les bons gestes, se former sur les risques liés aux produits chimiques du quotidien, partager les bonnes pratiques entre collègues sont autant d’attitudes qui protègent tout le monde.

IRP AUTO vous accompagne dans la prévention du risque chimique. Retrouvez l’ensemble des ressources disponibles sur votre Espace Solidarité-Prévention, dont le guide « Risque chimique » pour mieux comprendre les enjeux et adopter les bons réflexes.

La fiche de données sécurité (FDS) : le document qui protège

Vous utilisez des produits chimiques tous les jours en atelier mais savez-vous vraiment ce que vous manipulez ? Derrière ce dégraissant ou ce liquide de frein, se cachent des risques réels. Et un document a été conçu pour vous en protéger : la fiche de données de sécurité ou FDS.

La Fiche de données sécurité (FDS), kézako ?

La FDS accompagne chaque produit chimique dangereux. Elle rassemble toutes les informations nécessaires pour comprendre les risques liés à son utilisation : dangers, gestes de prévention, équipements de protection, stockage, premiers secours…

En clair, c’est à la fois la carte d’identité du produit et son mode d’emploi sécurité. Elle permet d’éviter les accidents, les intoxications, les brûlures ou les réactions dangereuses entre produits incompatibles.

Et parce qu’elle centralise des données essentielles, la FDS est un document réglementaire obligatoire. Elle doit être fournie gratuitement par le fabricant ou le distributeur, conservée dans l’atelier et rester accessible à tous ceux qui manipulent le produit. Un doute ? Demandez-là à votre employeur.

Les rubriques à ne pas manquer

Certaines sections méritent une attention particulière :

  • Identification du produit : nom, usages prévue et coordonnées du fournisseur. Premier réflexe ? Vérifier que le nom sur la FDS correspond bien à celui sur l’étiquette de l’emballage.
  • Pictogrammes et dangers : inflammables, corrosifs, toxiques… Ces symboles ne sont pas décoratifs. Ils décrivent précisément ce que le produit peut vous faire.
  • EPI* recommandés : gants, lunettes, protections respiratoires… Tous les EPI ne se valent pas, la FDS vous précise quoi utiliser pour quelle activité.
  • Premiers secours : que faire en cas d’inhalation, de contact cutané, oculaire, ou d’ingestion ? Cette rubrique détaille les gestes d’urgence à appliquer immédiatement, avant même l’arrivée des secours.
  • Stockage et manipulation : températures limites, incompatibilités, ventilation… Un mauvais rangement peut provoquer une réaction dangereuse sans qu’aucune erreur évidente n’ait été commise.
  • Mesures de lutte contre l’incendie : agents extincteurs adaptés, produits à ne pas utiliser… Car tous les feux ne se combattent pas de la même façon.

Pensez-y : un produit bien identifié, des consignes claires et quelques bons réflexes : c’est la clé pour travailler sereinement et rentrer chez soi en bonne santé.

IRP AUTO vous accompagne dans la prévention du risque chimique. Pour aller plus loin dans la lecture et l’analyse de la fiche de données de sécurité, n’hésitez pas à utiliser une grille d’analyse ainsi que le Guide de prévention « Risque chimique en entreprise : l’identifier pour bien se protéger » en vous connectant sur votre Espace Solidarité-Prévention.

*Équipements de protection individuelle

Cohérence cardiaque : le réflexe anti-stress

Et si une simple respiration pouvait réduire le stress en quelques minutes ? La cohérence cardiaque est une méthode accessible à tous, rapide à pratiquer et étonnamment efficace pour retrouver calme, concentration et qualité de sommeil.

La manière dont on respire peut exercer une influence positive sur la physiologie, en particulier sur le rythme cardiaque et le système nerveux. S’il vous arrive d’être stressé, la cohérence cardiaque est une excellente méthode pour retrouver instantanément un peu de calme et d’apaisement (effet « pédale de frein »). Pratiquée régulièrement, elle entraîne de nombreux bienfaits sur le long terme : régulation des émotions, diminution de l’hypertension artérielle et amélioration de la concentration et de la mémorisation.

Comment faire en pratique ?

  • Asseyez-vous le dos confortablement, le dos droit ;
  • Inspirez 5 secondes et expirez 5 secondes (en comptant lentement jusqu’à 5) ;
  • Répétez pendant 5 minutes, dans l’idéal 3 fois par jour.  

Pourquoi ça marche ?

Ce rythme respiratoire régulier synchronise le souffle et le cœur, ce qui envoie au cerveau un signal de sécurité. Le système nerveux se rééquilibre, le cortisol diminue, et l’organisme passe progressivement d’un mode « alerte » à un mode « apaisement ».

Avec la pratique, cette stabilité intérieure devient plus durable : on réagit moins aux imprévus, on gagne en clarté mentale, et l’endormissement devient plus facile. Beaucoup constatent également une meilleure récupération physique et une sensation générale de fluidité dans la journée.

Et si vous en faisiez un réflexe pour retrouver calme et clarté au quotidien ?

IRP AUTO vous accompagne au quotidien pour améliorer votre hygiène de vie. Retrouvez tous les contenus et supports à votre disposition sur votre Espace Solidarité-Prévention.

Hygroma du genou : ne pliez pas sous la pression

Selon l’INRS*, les affections périarticulaires liées aux gestes et postures représentent près de 30 % des maladies professionnelles reconnues en France. Parmi elles figure l’hygroma du genou, favorisé par les positions agenouillées prolongées et les appuis répétés, fréquents dans les métiers manuels.

L’hygroma du genou, kézaco ?

L’hygroma du genou est un trouble musculosquelettique (TMS) qui touche la bourse séreuse prépatellaire, une petite poche remplie de liquide située à l’avant du genou. Elle sert d’amortisseur entre la peau et la rotule. Quand les pressions ou frottements se répètent, la bourse s’irrite, se remplit de liquide et gonfle : c’est l’hygroma.

Dans de nombreux métiers, ces sollicitations sont constantes : travail à genoux sur des surfaces dures, appuis répétés ou gestes nécessitant de s’agenouiller régulièrement. À force de répétition, ces contraintes finissent par sursolliciter l’articulation et favoriser l’apparition de ce TMS.

Des signaux à ne pas ignorer

Comme pour de nombreux troubles musculosquelettiques, le corps envoie des signaux qu’il est essentiel de reconnaître. Les signes les plus courants sont un gonflement visible à l’avant du genou, une douleur à la pression ou en position agenouillée, une sensation de tension ou de chaleur locale, ou encore une raideur limitant certains mouvements. Ces symptômes peuvent sembler mineurs au début, mais ils traduisent une irritation déjà présente. Les identifier tôt permet d’agir avant que la gêne ne devienne persistante.

Pour limiter les contraintes sur le genou, quelques réflexes font toute la différence :

  • adapter ses postures pour réduire les appuis prolongés ;
  • utiliser des EPI adaptés (genouillères ergonomiques ou tapis amortissants) ;
  • varier les tâches et respecter les temps de récupération ;
  • intégrer un échauffement articulaire avant la prise de poste ;
  • rester attentif aux premiers signaux pour agir sans attendre.

Mis en place dès les premiers inconforts, ces ajustements permettent de préserver durablement le genou et d’éviter l’installation d’une gêne chronique.

IRP AUTO vous accompagne pour prévenir les troubles liés aux gestes et postures. Sur votre Espace Solidarité‑Prévention, vous pouvez accéder à de nombreuses ressources pratiques, dont le guide « Gestes et postures : les bonnes pratiques au quotidien », conçu pour vous aider à préserver votre confort et vos gestes au travail.

*Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles

Addiction : quand les jeux vidéo prennent le dessus

Une nuit passée à jouer ou à parier laisse des traces bien réelles : perte de vigilance, réflexes au ralenti, brouillard mental. Selon l’INSV*, rester éveillé 24 heures équivaut à avoir 1 g d’alcool par litre de sang, et 18 heures sans dormir reviennent à 0,5 g/L. Autrement dit : une nuit blanche, c’est comme conduire après avoir bu.

Quand peut-on parler d’addiction ?

L’addiction, selon le Ministère de la Santé, se définit par “l’impossibilité répétée de contrôler un comportement et la poursuite de ce comportement malgré ses conséquences négatives”. Autrement dit, ce n’est pas une question de volonté, mais un mécanisme qui s’installe progressivement, jusqu’à prendre le dessus sur le reste du quotidien.

Quand le jeu dépasse le simple loisir

Le jeu vidéo et les paris en ligne sont pensés pour retenir l’attention. Le problème apparaît lorsqu’ils empiètent sur le sommeil, la concentration ou l’énergie. Privé de repos, le cerveau fonctionne au ralenti, comme sous alcool. Et plus ces nuits courtes s’enchaînent, plus ce fonctionnement dégradé devient la norme.

Le glissement est souvent discret : on repousse une sortie, on répond moins, on joue “pour souffler” puis les heures défilent. Le jeu devient un refuge, puis un réflexe, parfois au détriment du reste.

Les signaux qui doivent vous alerter :

  • Le sommeil s’effondre : nuits trop courtes, réveils difficiles, vigilance en baisse.
  • Le temps échappe : sessions qui débordent, difficulté à s’arrêter, etc.
  • L’humeur se tend : irritabilité, agitation, frustration hors jeu.
  • Le jeu devient secret : minimiser ou cacher le temps passé ou l’argent engagé.
  • Le quotidien recule : isolement, retards, perte d’intérêt pour d’autres activités.

Vers qui se tourner ?

Un médecin généraliste peut aider à faire le point et orienter vers un psychologue ou un addictologue. Des associations spécialisées proposent aussi une écoute confidentielle. Parfois, en parler simplement à un proche suffit à briser l’isolement.

Le jeu peut rester un plaisir, à condition de garder un équilibre : sommeil régulier, limites de temps, activités variées. Prévenir vaut toujours mieux que rattraper.

Pour préserver un sommeil réparateur et rester vigilant au quotidien, IRP AUTO met à disposition, sur votre Espace Solidarité-Prévention un guide de prévention sommeil. Vous y trouverez des conseils pratiques pour mieux comprendre votre sommeil, repérer les habitudes qui perturbent vos nuits et adopter des réflexes favorables à une récupération de qualité.

*Institut National du Sommeil et de la Vigilance

Gaz sous pression : un risque invisible

Et si le danger ne se voyait pas à l’œil nu ? Chaque année en France, un accident sur cinq lié aux équipements sous pression concerne des bouteilles de gaz. Dans les ateliers automobiles, aérosols, cartouches de gaz ou bouteilles pour le soudage sont courants. Mais mal stockés ou manipulés sans vigilance, ils peuvent présenter un réel risque. Un pictogramme vous permet de l’identifier.

Le pictogramme « gaz sous pression » qui signale qu’un récipient contient du gaz comprimé, liquéfié ou réfrigéré.

Son rôle est clair :  vous indiquer qu’en cas de chocs, d’échauffement ou de mauvaise manipulation, le contenant peut éclater ou se transformer en véritable projectile. Certains gaz très froids peuvent également provoquer des brûlures sévères par contact.

Contrairement à d’autres risques chimiques, le danger ne vient pas toujours du produit lui-même mais de la pression à laquelle il est stocké. Par exemple, une bouteille qui chute ou qui est exposée à une forte chaleur peut céder brutalement.

L’erreur la plus fréquente ?  Oublier que ce pictogramme peut aussi concerner des produits du quotidien comme les bouteilles de gaz utilisées en soudage. Parce qu’ils semblent familiers, ces contenants sont parfois manipulés sans précautions particulières : stockage en vrac, absence d’arrimage, mélange de bouteilles pleines et vides ou absence de signalisation dans la zone dédiée. Cette banalisation augmente le risque d’erreur et complique la gestion en cas d’incident.

Autre point de vigilance : ne pas vérifier les dates de requalification ou l’état général des contenants avant utilisation.

Pour limiter les risques, quelques réflexes s’imposent :

  • lisez l’étiquette et les consignes d’utilisation ;
  • maintenez les bouteilles en position verticales et arrimées ;
  • protégez systématiquement le robinet lors du transport ;
  • éloignez-les des sources de chaleur ou de chocs ;
  • utilisez uniquement des équipements compatibles et en bon état.

En adoptant ces réflexes au quotidien, vous réduisez durablement le risque lié aux gaz sous pression et contribuez à un atelier plus sûr.

IRP AUTO vous accompagne dans la prévention du risque chimique. Retrouvez l’ensemble des ressources disponibles sur votre Espace Solidarité-Prévention, dont le guide « Risque chimique » pour mieux comprendre les enjeux et adopter les bons réflexes.