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#TOUTROULE, l'espace prévention et solidarité pour les professionnels de l'automobile.

Choisir le bon gant : c’est prévenir le risque

Le saviez-vous ? la peau est la première voie d’absorption des produits chimiques en milieu professionnel. Dans un atelier, un contact répété avec des huiles, solvants ou carburant peut suffire à exposer durablement l’organisme. Adaptez ses gants à chaque tâche permet de transformer ce risque en protection maîtrisée.

Avant d’enfiler une paire de gants, posez-vous trois questions :

  1. Quel produit allez-vous manipuler ?
  2. Pendant combien de temps ?
  3. Le contact sera-t-il ponctuel ou répété ?

Tous les gants ne protègent pas de la même façon. Un modèle conçu pour la manutention protège des coupures mais pas nécessairement des solvants tout comme un gant nitrile qui offre confort et précision mais qui peut atteindre ses limites face à une exposition prolongée.

  • Prenons l’exemple de la vidange :

L’huile moteur neuve nécessite déjà une protection adaptée mais une fois utilisée, elle peut contenir des résidus de combustion et des substances plus nocives. Dans ce cas, un gant nitrile jetable ne suffit pas surtout si le contact dure ou se répète.

Mieux vaut privilégier des gants enduits plus épais qui offrent une meilleure résistance aux agents chimiques.

Un réflexe utile : vérifier la conformité à la norme EN ISO 374 (protection contre les produits chimiques) et consulter la fiche de données de sécurité (FDS) du produit. Quelques minutes d’attention permettent de sécuriser durablement vos gestes professionnels.

  • Et pour les produits CMR ?

Certains produits présents en atelier peuvent être classés CMR (cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques). Leur pictogramme signale un risque pour la santé à long terme. Face à ces substances, quelques réflexes font la différence :

  1. choisir des gants certifiés pour la protection chimique ;
  2. vérifier le temps de perméation (durée pendant laquelle le gant constitue une barrière efficace) ;
  3. remplacer immédiatement tout gant détérioré, percé ou saturé.

En prévention, le choix des gants ne doit rien au hasard. Ajuster votre protection, c’est préserver vos mains aujourd’hui et votre santé sur le long terme.

IRP AUTO met à votre disposition, via votre Espace Solidarité-Prévention le module « Se protéger du risque chimique ». Conçu pour les professionnels des services de l’automobile, il permet de mieux identifier les dangers en atelier et d’ajuster vos équipements de protection en conséquence. Une manière simple de renforcer votre expertise métier tout en travaillant en sécurité.

Comment bien vivre le changement d’heure ?

Pourquoi une simple heure de décalage peut-elle perturber votre rythme pendant plusieurs jours ? Le changement d’heure agit sur le sommeil et la vigilance. En comprendre les effets permet de s’adapter plus sereinement.

Qu’il s’agisse du passage à l’heure d’été ou à l’heure d’hiver, ce décalage même minime peut perturber votre horloge interne, réglée par la lumière du jour et vos repères quotidiens. Résultat : l’endormissement peut être plus long, le réveil moins facile et la fatigue plus présente pendant quelques jours. C’est normal votre organisme s’adapte mais vous pouvez l’aider !

Quelques jours avant le changement d’heure, certains ajustements peuvent faciliter la transition :

  • dîner au moins 2 heures avant le coucher pour faciliter l’endormissement ;
  • se coucher un peu plus tôt (10 minutes ou plus) chaque jour ;
  • se lever progressivement plus tôt pour ajuster votre rythme ;
  • si possible, adapter légèrement votre organisation de la journée pour profiter de la lumière naturelle et stimuler votre horloge interne.

La veille du changement, pensez à mettre à jour toutes vos horloges (réveils, montres, appareils électriques) pour éviter les mauvaises surprises. Et pour un sommeil plus réparateur, mieux vaut aussi limiter les excitants (café, thé, nicotine, alcool) en fin de journée.

Même avec une préparation, il est normal de vous sentir un peu moins alerte dans les jours qui suivent. Votre attention peut fluctuer, surtout le matin. Si vous ressentez une baisse de concentration ou une petite somnolence, une pause, un peu d’air frais ou l’exposition à la lumière du jour peuvent aider votre corps à retrouver ses repères.

Le passage à l’heure d’été, c’est surtout une question de rythme. En anticipant et en restant à l’écoute de votre corps, vous pouvez préserver votre sommeil, votre vigilance et votre énergie au quotidien !

IRP AUTO vous accompagne pour préserver votre énergie et votre vigilance au quotidien. Depuis votre Espace Solidarité-Prévention, accédez au « guide de prévention sommeil » et à des ressources pratiques pour mieux dormir, récupérer plus efficacement et rester concentré tout au long de la journée.

Concentration : comprendre pour mieux agir

Le saviez-vous ? Au travail, nous sommes interrompus en moyenne toutes les 10 à 12 minutes. Et lorsqu’une distraction surgit, il faut près de 20 minutes pour retrouver une concentration efficace. Pas étonnant donc, que certaines journées donnent l’impression de ne pas avancer.

Vous vous lancez dans une tâche plein d’élan, puis votre attention décroche ? Vous revenez en arrière ? Ajustez, corrigez et recommencez ? Ce n’est pas un problème de motivation : c’est le cerveau qui encaisse trop d’informations en même temps. Et ces sollicitations sont partout : fatigue, bruit, notifications, pression du temps, rythme haché… L’attention est constamment mise à l’épreuve. Or lorsque le cerveau arrive à saturation, il se disperse et perd en précision.

Certains signaux sont révélateurs :

  • vous perdez facilement le fil ;
  • vous passez d’une tâche à l’autre sans réellement avancer ;
  • vous faites plus d’erreurs qu’à l’accoutumée ;
  • la fatigue mentale s’installe plus vite que prévu.

Et si la concentration n’était pas un don mais une compétence qui s’entraîne ? Avec quelques repères simples, il est possible de reprendre la main. La méthode PIM (Perception, Intention, Manière d’agir) par exemple offre des clés concrètes pour y parvenir :

  • Tout commence par la perception : faites un pas de côté et observez votre état. Êtes-vous fatigué ? Trop sollicité ? Votre environnement vous aide-t-il à vous concentrer ou vous disperse-t-il davantage ?
  • Vient ensuite l’intention : fixez-vous un objectif clair, précis et limité dans le temps. Plus la direction est nette, plus le cerveau sait sur quoi se focaliser.
  • Enfin, la manière d’agir fait toute la différence : limitez les interruptions, fractionnez les tâches, accordez-vous de vraies pauses. Des ajustements simples, souvent sous-estimés mais essentiels pour une attention plus durable.

Moralité ? moins de pression et plus de repères concrets, c’est un cerveau qui respire mieux !

IRP AUTO vous accompagne en matière de bien-être au quotidien et au travail. Sur votre Espace Solidarité-Prévention, vous pouvez accéder à des ressources dédiées au bien-être comme le guide de prévention du sommeil, des contenus et conseils en nutrition ou encore des séances de spot en ligne pour agir concrètement sur votre équilibre au quotidien.

Produits irritants : on s’en protège !

Et si le risque venait des produits que vous utilisez le plus souvent ? Selon l’INRS, 8 à 9 maladies professionnelles de la peau sur 10 sont liées à l’exposition à des produits irritants ou sensibilisants. Un pictogramme permet de les identifier dès le premier regard.

Le pictogramme « produit irritant/sensibilisant » indique qu’un produit peut provoquer des réactions de la peau, des yeux ou des voies respiratoires, en particulier lorsqu’il est utilisé de façon répétée.

Il peut aussi révéler un risque de sensibilisation, c’est-à-dire une réaction qui s’installe progressivement avec le temps.

Son rôle est clair :  vous aider à adopter les bons gestes dès le départ, pour continuer à travailler dans de bonnes conditions et ce, sur la durée.

Ce pictogramme vous invite donc à adapter vos gestes et vos protections. L’une des erreurs la plus fréquente ?  Se fier uniquement à son ressenti : « si ça ne pique pas, c’est que tout va bien ». Or, avec les produits sensibilisants, les effets sont souvent progressifs et différés. Retirer ses gants quelques instants, transvaser un produit sans étiquetage ou négliger l’aération sont autant de situations qui augmentent l’exposition sans qu’on s’en rende compte.

Pour limiter les risques, quelques réflexes s’imposent :

  • lisez l’étiquette et les mentions de danger avant utilisation ;
  • portez systématiquement les équipements de protection individuels (EPI) adaptés ;
  • ventilez efficacement les postes de travail ;
  • évitez tout contact direct avec la peau et lavez-vous les mains après manipulation ;
  • soyez attentif aux signaux d’alerte (rougeurs, démangeaisons, gêne respiratoire).

En intégrant ces bons réflexes dans vos pratiques, la prévention du risque chimique devient un allié du travail au quotidien.

IRP AUTO vous accompagne dans la prévention du risque chimique. Retrouvez l’ensemble des ressources disponibles sur votre Espace Solidarité-Prévention, dont le guide « Risque chimique » pour mieux comprendre les enjeux et adopter les bons réflexes.

Epicondylite : au coude à coude avec la douleur

Selon la Haute Autorité de Santé, entre 1,3 % et 2,8 % des adultes seraient concernés par une épicondylite au cours de leur vie. Dans les métiers manuels, les gestes répétés et les efforts prolongés exposent particulièrement le coude.

L’épicondylite, kézaco ?

L’épicondylite est un trouble musculosquelettique (TMS) qui touche les tendons situés sur la face externe du coude, à l’endroit où s’attachent les muscles de l’avant-bras. Ces tendons sont sollicités à chaque mouvement du poignet et de la main. Lorsque les contraintes sont répétées, prolongées ou exercées sans temps de récupération suffisants, l’inflammation s’installe progressivement.

Dans les métiers manuels, ces contraintes font partie du quotidien : vissage, serrage, gestes précis répétés, utilisation d’outils nécessitant de la force, maintien prolongé du poignet ou de l’avant-bras. Ce sont l’intensité, la fréquence et la durée de ces sollicitations qui finissent par mettre le coude à l’épreuve et favoriser l’apparition de ce TMS.

Des signaux à ne pas ignorer

Comme pour de nombreux troubles musculosquelettiques (TMS), le corps envoie des signaux qu’il est important de reconnaître. La douleur au coude apparaît souvent ou s’intensifie à l’effort. Elle peut s’accompagner d’une gêne persistante lors de certains gestes professionnels, d’une diminution de la force dans la main ou l’avant-bras, ou encore d’une sensation de tiraillement ou de raideur autour du coude.

Pour limiter ces contraintes et prévenir l’installation de l’épicondylite, plusieurs leviers peuvent être déployés au quotidien :

  • adapter ses gestes et ses postures pour éviter les efforts inutiles ;
  • privilégier des outils ergonomiques réduisant les efforts de serrage ;
  • utiliser des EPI adaptés (gants favorisant la prise, protections de maintien lorsque c’est pertinent) ;
  • varier les tâches et respecter les temps de récupération ;
  • intégrer un échauffement ciblé avant la prise de poste ;
  • rester attentif aux premiers signaux pour agir sans attendre.

Mis en place dès les premiers inconforts, ces ajustements permettent de limiter l’évolution de ce TMS et de préserver durablement le confort de travail.

IRP AUTO vous accompagne pour prévenir les troubles liés aux gestes et postures. Sur votre Espace Solidarité-Prévention, vous pouvez accéder à de nombreuses ressources pratiques, dont le guide « Gestes et postures : les bonnes pratiques au quotidien », conçu pour vous aider à préserver votre confort et vos gestes au travail.

Le risque a-t-il des horaires ?

On l’a tous déjà vécue : cette baisse d’énergie juste après le déjeuner. Les paupières qui piquent, les gestes un peu plus lents, la concentration qui flanche et cette pensée : « C’est la digestion. » Mais est-ce vraiment elle la grande responsable de nos coups de mou en pleine journée ?

En réalité, ce passage à vide n’est pas qu’une affaire d’assiette. Notre organisme fonctionne selon des rythmes biologiques appelés rythmes circadiens, qui orchestrent nos phases de vigilance et de fatigue. Et surprise : ces rythmes prévoient naturellement un creux d’attention en début d’après-midi, souvent entre 13 h et 15 h et ce, même sans repas copieux.

Alors oui, le déjeuner peut accentuer le phénomène, surtout s’il est très riche ou très sucré mais il n’en est pas l’origine. La preuve : ce même coup de barre existe chez les travailleurs de nuit en pleine nuit, sans digestion en cause. Le problème n’est donc pas tant dans l’assiette que dans l’horloge interne.

Quand la fatigue est particulièrement marquée, elle est souvent liée à plusieurs facteurs du quotidien :

  • un sommeil insuffisant ou peu réparateur ;
  • un environnement peu stimulant (chaleur, éclairage insuffisant, air confiné) ;
  • des tâches répétitives ou monotones ;
  • une concentration prolongée ou une surcharge mentale.

En bref, ce n’est pas votre plat du midi qui vous endort mais plutôt l’addition de petits « voleurs d’énergie » accumulés depuis le matin. L’alimentation n’est donc pas l’unique responsable mais elle peut influencer la stabilité de votre énergie. Un repas trop riche, très sucré ou déséquilibré peut accentuer la somnolence, alors qu’un déjeuner plus équilibré, combinant fibres, protéines et glucides complexes, favorise une vigilance plus régulière.

Pour lutter contre ce petit coup de mou, mieux vaut jouer avec ses rythmes. Bouger quelques minutes, changer d’activité, s’aérer, faire une vraie pause : autant de leviers simples pour relancer l’attention sans forcer.

Ressentir une baisse de vigilance en journée est donc parfaitement normal. Ce n’est ni un manque de volonté, ni un signe de désengagement. C’est juste le cerveau qui fait ce qu’il sait faire de mieux : gérer l’énergie.

IRP AUTO vous accompagne pour préserver votre énergie au quotidien. Depuis votre Espace Solidarité-Prévention, accédez à la plateforme nutrition et à des ressources dédiées au sommeil pour adopter des habitudes favorables à une récupération de qualité, une alimentation équilibrée et une vigilance plus stable, à la maison comme au travail.

Faites du mouvement un allié bien-être !

En France, 6 femmes sur 10 pratiquent une activité physique au moins une fois par semaine. Pourtant, nombreuses sont celles qui peinent encore à installer une pratique régulière dans la durée.

Entre l’envie et la régularité, les freins sont bien connus : manque de temps, horaires contraints, fatigue persistante ou sentiment de ne pas avoir le niveau. À cela s’ajoute une difficulté plus silencieuse mais bien réelle : s’autoriser un moment pour soi, sans culpabiliser. Pour autant, la motivation est bien là et le bien-être arrive d’ailleurs en tête des raisons évoquées pour bouger :

  • se sentir mieux dans son corps ;
  • préserver sa santé ;
  • réduire le stress ;
  • mieux dormir ;
  • prendre du temps pour soi.

Et si tout compte fait, la solution consistait avant tout à revoir ce que signifie “bouger” ? L’activité physique ne se résume pas à des séances longues, intenses ou parfaitement planifiées. Elle peut s’inscrire dans le réel, dans des journées déjà bien remplies, sans bouleverser l’organisation : bouger un peu mais souvent. Ce changement de perspective permet de lever une grande partie des freins. Lorsque l’activité physique devient flexible, adaptable et compatible avec les contraintes du quotidien, elle cesse d’être une injonction. Elle redevient un choix.

L’essentiel est donc là : écouter ses besoins, respecter son énergie, accepter que les rythmes varient selon les périodes de vie. Il n’existe pas une seule bonne façon de bouger mais des ajustements possibles, au fil du temps. Quand l’activité physique s’accorde avec la réalité des femmes, elle devient un véritable levier de santé, durable et accessible.

Alors prête à bouger ?

Pour vous aider à passer de l’intention à l’action, IRP AUTO vous accompagne. Sur votre Espace Solidarité-Prévention, des cours de sport en direct, animés par un coach, vous permettent de bouger pendant 45 minutes, dans un cadre bienveillant et accessible.

Aidance : quand la fatigue s’invite au travail

En France, 8 à 11 millions de femmes et d’hommes accompagnent régulièrement un proche en perte d’autonomie, soit près d’un Français sur six. Cet engagement souvent vécu comme naturel, s’ajoute au quotidien professionnel et personnel de nombreux salariés. Mais quels impacts cette réalité peut-elle avoir sur le travail et la sécurité ?

Qu’est-ce qu’un aidant ? L’aidant assiste dans ses actes de la vie quotidienne, de manière régulière et à titre non professionnel, une personne de son entourage proche qui ne peut pas vivre en totale autonomie.

La plupart du temps, cette perte d’autonomie est liée à un handicap physique ou psychique, un âge avancé ou une maladie. Tous les âges et toutes les situations sont concernés : de l’aide apportée à un enfant en situation de handicap à celle à un adulte ou à une personne âgée malade. Femme, mari, sœur, parent, voisin… chacun de nous peut être amené à être aidant.

Quels impacts sur le travail ? Lorsque le rôle d’aidant s’ajoute à l’activité professionnelle, les effets peuvent être progressifs et parfois difficiles à identifier. L’engagement auprès d’un proche mobilise du temps, de l’énergie et une charge mentale importante, souvent en dehors des horaires de travail, au détriment des temps de récupération.

Concrètement, cette situation peut se traduire par :

  • une fatigue persistante, liée à l’accumulation des journées et au manque de repos ;
  • des troubles dusommeil ou un endormissement difficile, qui altèrent la vigilance ;
  • une baisse de la concentration, avec plus d’oublis ou d’erreurs ;
  • une irritabilité accrue ou une sensibilité émotionnelle plus forte ;
  • un stress constant, alimenté par la gestion des imprévus et des urgences liés au proche aidé ;
  • des difficultés à concilier horaires professionnels et obligations personnelles, pouvant générer absentéisme ou retards.

À long terme, cette double charge professionnelle et personnelle peut fragiliser l’équilibre global des salariés, avec un impact possible sur la santé, la sécurité au travail et la qualité de vie. Repérer ces signaux permet d’agir plus tôt et d’éviter que la situation ne s’installe durablement.

Si vous êtes concerné(e), vous n’êtes pas seul(e). IRP AUTO  vous accompagne avec un service d’écoute, des conseils personnalisés, une information sur vos droits et une orientation vers des solutions adaptées, comme des dispositifs de répit ou un appui dans vos démarches. L’objectif : vous aider à préserver votre équilibre et à mieux concilier votre engagement personnel avec votre vie professionnelle.

Parce qu’accompagner un proche ne doit pas se faire au détriment de votre propre santé, nos équipes sont à votre écoute.

Comment prévenir l’asthme professionnel ?

En France, 10 à 15 % des cas d’asthme chez l’adulte sont liés à l’exposition professionnelle. Dans les métiers de l’automobile, certaines situations de travail peuvent au fil du temps, fragiliser les voies respiratoires.

Dans le secteur, les sources d’exposition sont multiples : les peintures et solvants libèrent des vapeurs irritantes ; les fumées de soudage dégagent des particules fines ; et les gaz d’échappement encore présents lors des essais moteur en intérieur, contribuent eux aussi à la pollution de l’air dans l’atelier. Pris séparément, ces expositions peuvent sembler limitées mais répétées jour après jour, elles augmentent pourtant le risque de développer un asthme professionnel, un phénomène progressif et bien souvent silencieux.

Toux persistante, essoufflement inhabituel, sifflements, sensation d’oppression thoracique… Lorsque ces signaux apparaissent ou s’intensifient au travail, puis diminuent en dehors de l’atelier, ils doivent alerter. L’objectif est clair : agir en amont, avant que la gêne ne s’installe durablement.

La prévention repose tout d’abord sur les conditions de travail et l’organisation des postes. La mesure la plus efficace consiste à supprimer le danger à la source, en substituant le produit ou le procédé lorsqu’une alternative existe et qu’elle est techniquement possible : par exemple, utiliser des produits moins émissifs ou des procédés générant moins de polluants.

Lorsque la substitution ne peut être mise en œuvre, plusieurs leviers complémentaires permettent de réduire efficacement l’exposition :

  • Capturer les polluants à la source, en aspirant fumées et vapeurs au plus près de leur émission (bras aspirants, cabines de peinture adaptées).
  • Assurer une ventilation générale performante, pour renouveler l’air et éviter l’accumulation de polluants dans l’atelier.
  • Porter des équipements de protection individuelle (EPI) adaptés, comme des masques ou demi-masques filtrants, choisis selon les substances manipulées, bien ajustés et entretenus.
  • Adopter des pratiques professionnelles maîtrisées, en limitant les moteurs tournant inutilement en intérieur, en refermant les contenants de produits et en respectant les consignes d’utilisation et de stockage.

Et si mieux respirer au travail devenait un réflexe à part entière ?

IRP AUTO vous accompagne dans la prévention du risque chimique. Retrouvez l’ensemble des ressources disponibles sur votre Espace Solidarité-Prévention, dont le e-learning « Se protéger du risque chimique » pour identifier les produits dangereux, évaluer les risques et adopter les mesures de prévention et de protection adaptées.

Auto-école : un métier qui roule…mais pas sans risques 

Près de 25 000 professionnels travaillent aujourd’hui dans les auto-écoles. Un secteur essentiel à la sécurité routière mais exposé à de multiples risques encore trop peu mis en lumière.  

Que vous soyez en voiture, en salle ou en phase administrative, vos journées se construisent autour d’un même fil conducteur : accompagner, rassurer, sécuriser tout en maintenant votre vigilance au plus haut niveau. Un rythme exigeant qui expose à plusieurs risques tels que : 

Le risque routier 

En voiture-école, vous êtes en alerte permanente : observer la route, anticiper les erreurs, intervenir si nécessaire, tout en guidant l’élève. Cette sollicitation continue peut entraîner une fatigue importante. 

Comment vous protéger ?  

  1. Entre deux leçons, prenez une pause : couper le moteur, respirer, relâcher les épaules. 
  2. Variez les parcours : alterner centre-ville, routes calmes. 
  3. Prévoyez un temps de récupération lors des journées d’examens. 
  4. Évitez les amplitudes trop longues. 

Les risques psychosociaux (RPS) 

Accompagner des publics variés parfois anxieux ou en difficulté, répondre aux attentes des familles ou encore faire face à des incivilités occasionnelles. Votre métier repose autant sur l’humain que sur la technique. Cette dynamique peut entraîner stress, fatigue émotionnelle ou irritabilité. 

Comment vous protéger ?  

  1. Partagez avec vos collègues les situations compliquées. 
  2. Anticipez les périodes chargées. 
  3. Fixez-vous une limite à l’administratif. 

Les gestes et postures (TMS) 

Votre poste de conduite n’est pas toujours le vôtre : vous adaptez constamment votre position pour observer l’élève, surveiller l’environnement et intervenir avec les doubles commandes. Résultat : douleurs lombaires, tensions cervicales, raideurs musculaires peuvent vite s’installer. 

Comment vous protéger ?  

  1. Réglez systématiquement le siège : hauteur, dossier, appui-tête, distance. 
  2. Profitez des arrêts pour détendre la nuque et les épaules quelques secondes. 
  3. Entre deux séances : marchez quelques pas, étirez le dos. 
  4. Si possible, alternez conduite, salle et administratif pour limiter la répétitivité posturale. 

L’exposition aux écrans 

Le travail sur écran (gérer les dossiers, planifier les séances) prend une place importante dans vos journées. Accumulé à de longues heures de conduite, il peut accentuer fatigue visuelle, maux de tête ou difficultés d’endormissement. 

Comment vous protéger ?  

  1. Fractionnez les tâches administratives pour éviter les longues sessions d’écran. 
  2. Appliquez la règle 20-20-20 : toutes les 20 minutes, regarder un point à 20 mètres pendant 20 secondes. 
  3. Ajustez la luminosité
  4. Privilégiez un éclairage doux pour réduire la fatigue oculaire

Vous jouez un rôle essentiel dans la sécurité routière. En prenant soin de vos conditions de travail, vous protégez votre santé et la qualité d’apprentissage de vos élèves. 

IRP AUTO vous accompagne sur ce sujet. Retrouvez toutes les actions et ressources à votre disposition en vous connectant sur votre compte Espace Solidarité-Prévention. 

Bruxisme : quand le stress a les dents longues… 

Invisible, silencieux mais loin d’être anodin, le bruxisme touche environ un adulte sur cinq en France et ce, sans que la majorité ne s’en rende compte (Inserm). Or derrière les dents qui grincent se cache bien souvent une tension intérieure accumulée que le corps exprime à sa façon. 

Se réveiller avec la mâchoire douloureuse, ressentir des maux de tête au lever ou une fatigue persistante… Ces signes ont un point commun : ils traduisent des contractions involontaires de la mâchoire souvent présentes pendant le sommeil. C’est ce que l’on appelle le bruxisme. La mâchoire, au même titre que les épaules ou la nuque fait partie des zones où la tension s’accumule facilement. Résultat : des muscles qui restent contractés et des signaux que l’on a parfois tendance à banaliser. 

Lorsqu’il s’installe dans le temps, le bruxisme peut avoir des effets concrets sur la santé bucco-dentaire et le bien-être global tel que : 

  • une usure prématurée des dents ; 
  • une sensibilité accrue au chaud, au froid ou aux aliments acides, liée à la dégradation de l’émail ;
  • des dommages sur les prothèses, couronnes ou plombages ; 
  • une fatigue persistante, car le serrement des dents perturbe la qualité du sommeil. 

Chez l’adulte, ce phénomène est fréquemment lié au stress et à la charge mentale. Lorsque les sollicitations s’enchaînent sans véritable temps de récupération, le corps peut rester sous tension y compris la nuit. Le bruxisme agit alors comme une soupape, une manière pour l’organisme d’évacuer ce qui n’a pas pu l’être dans la journée. 

Identifier ces signaux permet donc d’agir dans une logique de prévention. En cas de doute ou de gêne persistante, échanger avec un chirurgien-dentiste peut vous aider à mieux comprendre l’origine de ces tensions et à préserver une bonne santé bucco-dentaire. Selon les situations, il pourra vous être proposé : des solutions protectrices comme le port d’une gouttière, des approches favorisant une meilleure prise de conscience des tensions, à l’image du biofeedback* (rétroaction biologique), ou encore un accompagnement axé sur la gestion du stress, le sommeil et la relaxation. 

Alors, prêts à retrouver le sourire ? 

IRP AUTO vous accompagne sur les sujets de bien-être mental et de prévention des risques psychosociaux. Rendez-vous sur votre Espace Solidarité-Prévention pour en savoir plus. 

Le biofeedback est une méthode qui aide à mieux prendre conscience de ses tensions musculaires grâce à des capteurs. En visualisant ou en ressentant ces signaux, la personne apprend progressivement à relâcher sa mâchoire et à limiter les contractions involontaires. 

Ces gestes qui pèsent sur le corps

Porter, pousser, tirer… et si ces gestes du quotidien méritaient plus d’attention ? Dans les métiers de l’automobile, la manutention manuelle est omniprésente. Souvent banalisée, elle reste pourtant l’une des premières causes d’accidents du travail et de douleurs durables. ToutRoule fait le point sur les bons réflexes et solutions pour alléger les efforts et travailler plus confortablement au quotidien.

Mais qu’est-ce que la manutention manuelle ?

Il s’agit de toutes les situations où un effort physique est nécessaire pour porter, déplacer, pousser ou tirer une charge même légère. Des gestes banals en apparence mais qui répétés toute la journée sollicitent fortement le corps.

Dans la branche des services de l’automobile, la manutention manuelle est impliquée dans plus de 38% des accidents du travail.  Un chiffre qui rappelle que le risque ne tient pas uniquement au poids des charges mais aussi à la répétition des gestes et aux conditions dans lesquelles ils sont réalisés.

Les effets sur la santé apparaissent d’ailleurs progressivement. Certains signes doivent alerter :

  • une fatigue inhabituelle en fin de journée ;
  • des douleurs au dos, aux épaules ou aux poignets ;
  • des raideurs au réveil ou après l’effort ;
  • une gêne lors de gestes pourtant familiers.

Pris isolément ces signaux peuvent sembler anodins pourtant lorsqu’ils durent dans le temps, ils traduisent souvent une sollicitation excessive du corps et augmentent le risque de blessures ou de troubles musculosquelettiques (TMS).

Certaines situations de manutention fréquentes, exposent particulièrement le corps. En voici quelques exemples et leurs moyens de prévention :

Quelques ajustements suffisent souvent à alléger l’effort. Adopter les bons gestes et s’organiser autrement peut faire toute la différence. Alors, quels réflexes pourriez-vous changer dès aujourd’hui ?

IRP AUTO vous accompagne avec des conseils concrets pour prévenir les douleurs liées aux postures et gestes professionnels. Retrouvez toutes nos ressources sur votre Espace Solidarité-Prévention.