Logo Facebook
#TOUTROULE, l'espace prévention et solidarité pour les professionnels de l'automobile.

Le risque a-t-il des horaires ?

Publié le 13.03.26

On l’a tous déjà vécue : cette baisse d’énergie juste après le déjeuner. Les paupières qui piquent, les gestes un peu plus lents, la concentration qui flanche et cette pensée : « C’est la digestion. » Mais est-ce vraiment elle la grande responsable de nos coups de mou en pleine journée ?

En réalité, ce passage à vide n’est pas qu’une affaire d’assiette. Notre organisme fonctionne selon des rythmes biologiques appelés rythmes circadiens, qui orchestrent nos phases de vigilance et de fatigue. Et surprise : ces rythmes prévoient naturellement un creux d’attention en début d’après-midi, souvent entre 13 h et 15 h et ce, même sans repas copieux.

Alors oui, le déjeuner peut accentuer le phénomène, surtout s’il est très riche ou très sucré mais il n’en est pas l’origine. La preuve : ce même coup de barre existe chez les travailleurs de nuit en pleine nuit, sans digestion en cause. Le problème n’est donc pas tant dans l’assiette que dans l’horloge interne.

Quand la fatigue est particulièrement marquée, elle est souvent liée à plusieurs facteurs du quotidien :

  • un sommeil insuffisant ou peu réparateur ;
  • un environnement peu stimulant (chaleur, éclairage insuffisant, air confiné) ;
  • des tâches répétitives ou monotones ;
  • une concentration prolongée ou une surcharge mentale.

En bref, ce n’est pas votre plat du midi qui vous endort mais plutôt l’addition de petits « voleurs d’énergie » accumulés depuis le matin. L’alimentation n’est donc pas l’unique responsable mais elle peut influencer la stabilité de votre énergie. Un repas trop riche, très sucré ou déséquilibré peut accentuer la somnolence, alors qu’un déjeuner plus équilibré, combinant fibres, protéines et glucides complexes, favorise une vigilance plus régulière.

Pour lutter contre ce petit coup de mou, mieux vaut jouer avec ses rythmes. Bouger quelques minutes, changer d’activité, s’aérer, faire une vraie pause : autant de leviers simples pour relancer l’attention sans forcer.

Ressentir une baisse de vigilance en journée est donc parfaitement normal. Ce n’est ni un manque de volonté, ni un signe de désengagement. C’est juste le cerveau qui fait ce qu’il sait faire de mieux : gérer l’énergie.

IRP AUTO vous accompagne pour préserver votre énergie au quotidien. Depuis votre Espace Solidarité-Prévention, accédez à la plateforme nutrition et à des ressources dédiées au sommeil pour adopter des habitudes favorables à une récupération de qualité, une alimentation équilibrée et une vigilance plus stable, à la maison comme au travail.